L’association des victimes du camp boiro (AVCB) a organisé une conférence de presse, ce vendredi 23 janvier à Conakry. Axée sur ‘’la commémoration de la journée des Pendaisons du 25 janvier 1971’’ sous le régime d’Ahmed Sékou Touré.

Le 25 janvier 1971- 25 janvier 2015, cela fait 44 ans depuis que Guinéens ont  trouvé  la mort par pendaison sous la 1ère République de la Guinée, avec à sa tête Ahmed Sékou Touré. Pour commémorer l’évènement, Sidikiba Keita, président de l’association est largement revenu sur les motivations de création de ladite association. Il a par ailleurs regretté la lenteur qui accompagne les réclamations des victimes du sinistre camp Boiro. « Nous avons créé cette Association pour éviter aux autres Guinéens les expériences malheureuses que la Guinée a connu et pour que le devoir de mémoire ne tombe pas. Nous suscitions le devoir de repentance pour ressouder les bases de la nation, pour combattre l’impunité, pour envisager une Guinée qui soit capable de se tenir debout », dira Sidikiba Keita avant d’ajouter :  « C’est pour cela que notre plateforme de revendications, a pour objectif la réhabilitation judiciaire de ceux qui ont été injustement condamnés, par des tribunaux illégaux, la restitution des charniers pour que leurs parents puissent faire le deuil des victimes, obtenir la déplanification du camp Boiro, le processus vérité , justice, réconciliation dans lequel nous voulons que tous les guinéens s’engage et pour lequel nous commençons par militer afin que nous ayons a coté des victimes une plateforme unique qui nous donnerais plus de visibilité » .

De son coté Aboubacar Barry membre de ladite Association et fils d’une victime rappelle que la situation dans la quelle se trouve notre pays depuis l’indépendance, 80% des pères fondateurs de la République de Guinée sont enfuis dans les fosses communes dissimulées sur l’ensemble du territoire guinéen : « Ils ont fait disparaitre les personnes qui ont créé la République de Guinée. Les victimes de la première République et de la deuxième République constituent l’essentiel de ceux qu’on pourrait appeler l’élite. Jusqu’à nos jours nous sommes incapable de savoir ou se trouve la tombe de nos parents.»

Moussa Traoré (Le Démocrate, partenaire de guinee7)

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