Censure

Après la présidentielle, le défi du Parlement pour Mamadi Doumbouya

Le président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya, va-t-il créer sa propre formation politique après son élection à la magistrature suprême ? La question alimente les débats dans l’opinion publique.

Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé sur le sujet lors d’une interview accordée à TV5 Monde.

“On ne sait pas encore ce que le chef de l’État veut. C’est vrai qu’il ne veut pas être emprisonné dans un parti ou dans un clan. Il a envie que tous les Guinéens se sentent concernés par la mission. Maintenant, est-ce que la conduite des affaires publiques peut se faire ainsi ? C’est pour ça que sa candidature personnelle, il a souhaité qu’elle soit indépendante, non pas portée par une partie de l’opinion, mais indépendante. Et cela a marché. Après, il y a la réalité de l’espace démocratique”, a-t-il expliqué sur TV5 monde.

À l’approche des élections législatives, la question de la majorité parlementaire devient centrale pour la future gouvernance. En effet, pour mener efficacement son action, l’exécutif devra pouvoir s’appuyer sur un Parlement favorable. “Des partis doivent concourir pour être à l’Assemblée nationale, qui sera l’autre pan du pouvoir législatif, qu’il est nécessaire de consolider. Est-ce que le président va encourager le développement d’un parti ? Ou bien un parti va se construire sur cette victoire-là pour permettre au président d’avoir une majorité suffisante pour pouvoir gouverner aussi librement ? Parce que l’exécutif a besoin de législatif pour pouvoir exercer librement et imprimer sa marque pendant les sept années à venir”, a laissé entendre Ousmane Gaoual Diallo

Bhoye Barry pour guinee7.com