Le Premier ministre Bah Oury a rencontré, mardi 24 février 2026, les présidents des délégations spéciales des communes de Conakry, en présence de la gouverneure de la capitale. Au cœur des échanges : la relocalisation urgente des victimes des récentes opérations de déguerpissement.
Face aux responsables communaux, le chef du gouvernement a dénoncé « de longues pratiques de mauvaise gouvernance » ayant conduit à la spoliation et à la vente illégale de réserves foncières destinées aux marchés, cimetières et écoles. « Là où on devrait construire des infrastructures publiques essentielles, tout cela a disparu », a-t-il regretté.
Pour Bah Oury, la pression démographique impose des réponses structurelles. « On ne peut pas laisser les gens dans la nature. Si on ne trouve pas de place, on cherchera ailleurs et nous resterons dans une logique de lutte sans fin », a-t-il prévenu, appelant à rompre avec une gestion « en mode sapeurs-pompiers ».
Le Premier ministre a instruit les 13 collectivités locales d’identifier, dans les plus brefs délais, des espaces susceptibles d’être aménagés pour accueillir les personnes déguerpies et construire de « véritables marchés dignes de ce nom ». Il a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite avec le gouvernorat afin que les communes n’ayant pas encore proposé de sites alternatifs le fassent rapidement.
Une fois les terrains sécurisés, l’exécutif entend mobiliser des financements, notamment auprès de bailleurs, pour concrétiser ces infrastructures et apporter une solution durable à la crise.
Bhoye Barry pour guinee7.com
