Conakry- Le coup d’envoi du baccalauréat unique, session 2026, a été donné ce lundi 29 juin 2026, sous le signe de la rigueur dans la commune de Matoto. À l’occasion de ce lancement qui s’est déroulé à l’école Boubacar Biro de Sangoyah, les autorités éducatives et administratives ont affiché leur détermination à garantir des examens crédibles, transparents et exempts de toute fraude.

Le directeur communal de l’Éducation de Matoto, Sékou Kaba, a présenté les statistiques des candidats de la commune. Selon lui, 15 496 candidats sont inscrits cette année et seront répartis dans 28 centres d’examen, dont un réservé à l’enseignement franco-arabe.

Dans le détail, il a précisé : « les statistiques du du baccalauréat unique session 2026 de la grande commune de Matoto sont comme suit : En sciences expérimentales, vous avez 2 855 candidats. En sciences mathématiques, on a 4 662. En sciences sociales, on a 7 641 candidats. En enseignement franco-arabe, on a 265. Le nombre total de candidats est de 15 496 candidats répartis dans 28 centres, dont un centre en enseignement franco-arabe. »
Au-delà des chiffres, le responsable communal a insisté sur le respect du mérite et de l’égalité de traitement des candidats : « comme toujours, la tolérance zéro. Vous savez, l’observation du mérite chez nous est est indiscutable, c’est de façon obligatoire. L’élève qui a travaillé pendant l’année scolaire, c’est cet élève qui méritera son admission, et c’est lui qui sera admis. Celui qui n’a rien fait pendant l’année scolaire rependra les classes l’année prochaine. Nous sommes en guerre contre les fraudeurs. Les fraudeurs, ils ont leur leur mode opératoire, et nous aussi c’est pour c’est pour lutter contre la fraude. Raison pour laquelle, nous les acteurs, nous sommes neutres. L’observation de la neutralité est une obligation chez nous. Nous, on connaît pas Paul, on connaît pas Pierre, on connaît les élèves guinéens. Ceux qui ont travaillé, ceux qui ont bien mouillé le maillot, ceux qui ont bien révisé, ceux qui ont suivi bien le cours avec les professeurs, c’est eux qui seront déclarés admis. Donc, raison pour laquelle nous combattons la fraude partout. »
L’IA, un nouveau défi dans la lutte contre la fraude

De son côté, le superviseur national dans la commune de Matoto, Abdoul Gadiry Bah, a expliqué que les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, constituent désormais un défi majeur pour les organisateurs des examens : « avec l’IA, lorsqu’un téléphone rentre dans un centre et qu’on lance l’épreuve, il suffit juste de photographier le sujet et puis ça donne automatiquement la réponse. Et c’est pourquoi nous avons formellement interdit l’usage des téléphones dans les centres et avec tous les acteurs. La seule personne qui est habilitée à avoir un téléphone dans le centre, c’est le délégué, le premier responsable du centre. Et là aussi, il ne doit pas se promener avec le téléphone, le téléphone doit rester dans la salle du secrétariat, en cas d’urgence pour qu’il puisse utiliser le téléphone pour appeler les autorités pour les dispositions à prendre. »
Il a rappelé que les sanctions prises contre les fraudeurs lors de l’examen d’entrée en 7ᵉ année ont eu un effet dissuasif, ce qui a permis de réduire considérablement les incidents au BEPC : « donc cette fois-ci, nous voulons vraiment des examens transparents, dépourvus de toute fraude. Et vous avez vu, on a eu un peu de difficultés à l’examen d’entrée en 7e, mais au BEPC, franchement, le message est passé parce que toutes les personnes qui ont tenté de tricher lors de l’examen d’entrée en 7e, ont tous été interpellés, et aujourd’hui ils sont dans les dans la main de la justice et éventuellement il y aura des condamnations pour tous ceux qui sont impliqués dans la fraude. Donc ce qui a fait que ce message-là, beaucoup l’ont compris lors du BEPC, et on a eu moins de problèmes. Généralement, c’est le BEPC et le baccalauréat qui sont réputés être les examens les plus difficiles, mais cette fois-ci on a constaté le contraire parce qu’au BEPC, on a rencontré aucune anomalie. Les surveillants se sont très bien comportés, les responsables egalement. Il n’y a eu aucun téléphone, aucun candidat éliminé dans la commune de Matoto. Donc c’est le lieu vraiment de remercier toute la population, les parents d’élèves, les élèves, mais aussi les encadreurs pour leur implication pour que vraiment les examens puissent être crédibles. »
Un appel au calme et au respect des règles

Présent à cette rencontre, le secrétaire général de la commune de Matoto, Mamadou Nabé, a invité les candidats à composer dans la sérénité et à s’abstenir de toute tentative de fraude : « je profite de cette occasion pour lancer un appel solennel aux élèves qui sont des candidats à aborder les sujets avec sérénité, avec engagement et avec détermination ; de ne céder à aucune tentative de fraude, et de considérer que le baccalauréat, c’est la même façon que les compositions qui se tiennent dans les salles de classe qu’ils ont tant vécues. »
Il a également appelé l’ensemble des acteurs impliqués à respecter les textes qui encadrent l’organisation des examens nationaux : « encore une fois, je lance un appel solennel à tout un chacun d’œuvrer conformément aux dispositions des textes législatifs et réglementaires qui régissent les examens en République de Guinée. J’en suis sûr et convaincu qu’à Matoto, il y aura zéro fraude, car l’autorité de Matoto est toujours à cheval pour faire de la Guinée un havre de paix et de prospérité en distinguant les les plus qualifiés pour que notre pays soit un pays qui réponde aux aspirations de la nation à l’orée des Simandou 2040. »

À Matoto, les autorités affichent ainsi leur ambition de faire du baccalauréat 2026 une session exemplaire, où seuls le mérite et le travail des candidats feront la différence.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
