Procès du colonel Bienvenu Lamah : le dossier mis en délibéré, verdict attendu le 27 juillet
Les réquisitions et les plaidoiries dans le procès du colonel Bienvenu Lamah ont pris fin ce lundi 29 juin 2026 au Tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’appel de Conakry. Après avoir déclaré les débats clos, le président du tribunal a mis le dossier en délibéré pour une décision attendue le 27 juillet prochain.
Pour sa défense, le colonel Bienvenu Lamah a dit placer son espoir dans la justice. « Peu importe l’issue, je sais que vous allez me libérer, Monsieur le président. Si vous voulez qu’il y ait une bonne justice, libérez-moi. Je ne suis mêlé à cette situation ni de près ni de loin. Je le répète, je ne suis pas impliqué. Je compte sur vous, Monsieur le président », a-t-il déclaré.
Il a poursuivi : « Armez-vous de force de caractère et dites la vérité, l’histoire parlera de vous. (…) Monsieur le président, je suis entièrement à votre disposition. Je compte sur vous et je m’en remets à votre sagesse. Je m’en remets également à la volonté de Dieu. »
Cet officier de la gendarmerie nationale est poursuivi pour son implication présumée dans le massacre du 28 septembre 2009. Il est notamment accusé de complicité d’abus d’autorité, de meurtres, d’assassinats, de viols, d’enlèvements et de non-assistance à personne en danger.
Lors des plaidoiries, les avocats des parties civiles ont demandé la requalification des faits en crimes contre l’humanité. Ils ont réclamé des dommages et intérêts à hauteur de : un milliard de francs guinéens par victime pour les cas de vol et de pillage ; un milliard de francs guinéens par victime pour les cas de coups, blessures et actes de torture ; un milliard cinq cents millions de francs guinéens par victime pour les cas de décès et de disparition ; deux milliards de francs guinéens par victime pour les cas de viol.
De son côté, le parquet a également requis la requalification des faits en crimes contre l’humanité. Au titre de la répression, il a demandé une peine de dix ans de réclusion criminelle ferme, assortie de cinq ans de période de sûreté.
La défense du colonel Bienvenu Lamah, pour sa part, a plaidé son acquittement, estimant que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis.
Bhoye Barry pour guinee7.com
