Censure

ONG Terre des hommes et UNICEF vulgarisent le cadre juridiques sur la lutte contre les discours de haine

L’ONG Terre des hommes en partenariat avec UNICEF a organisé  une session  le 23 juin 2026 à Conakry dans le cadre de la vulgarisation du cadre juridique sur la répression des discours de haine et d’incitation à la violence. La rencontre a réuni plusieurs acteurs venus des organisations de la société civile, de la presse, des forces de défense et de sécurité et acteurs politiques.
Elle sera également réalisée dans les sept régions administratives du pays.

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Pour Jacques 1 Kolié, Chargé de projet à Terre des hommes, cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des mécanismes de sanction, de contrôle et de redevabilité des masses médias et des réseaux sociaux. « Il faut reconnaître que c’est le fruit du projet qui s’appelle Appui à la promotion et à la protection des droits de l‘homme pour la consolidation de la paix en Guinée. Aujourd’hui, cette activité s’inscrit dans la dynamique de promotion des droits humains », a-t-il expliqué.

Évoquant le contenu de la session, il précise : “il s’agissait de mettre en lumière l’ensemble des textes nationaux et internationaux qui cadrent la prise de parole, chose qui permettra aux uns et aux autres la tenue de discours responsables afin de garantir la liberté d’expression”.

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Magistrat et consultant, Mamadou Alioune Dramé a insisté sur l’enjeu de cette formation. « Nous avons abordé un thème extrêmement important pour notre pays : la lutte contre les discours de haine et l’incitation à la violence. Cette thématique est essentielle pour préserver la paix sociale. Il faut véhiculer ce message afin d’empêcher que ces actes de violence ne prennent de l’ampleur dans notre pays. »

Le consultant a également rappelé que les discours de haine peuvent revêtir plusieurs formes. « Ils peuvent se faire par écrit, verbalement ou par image, et concerner aussi bien des personnes physiques que des personnes morales. Ces actes peuvent créer des problèmes extrêmement importants dans notre pays si chacun n’en mesure pas les conséquences. »

Abordant le cadre juridique, Mamadou Alioune Dramé a précisé : « La Constitution guinéenne de 2025 garantit la liberté d’expression, mais ce droit a des limites. On ne peut pas porter atteinte à l’honneur, à la réputation ou à la dignité d’une personne. C’est pourquoi nous avons présenté le Code pénal, le Code de procédure pénale, le Code civil, ainsi que plusieurs instruments internationaux, notamment la Charte africaine des droits de l’homme, la Déclaration universelle des droits de l’homme et même la Charte de Kouroukan Fouga, que nous considérons comme une référence historique en matière de droits humains. »

Président de l’ONG Les Jeunes Ambassadeurs pour la Paix, Mohamed Daffé a salué la pertinence de l’initiative. « C’est une joie pour nous de participer à cette rencontre. Nous avons appris beaucoup de choses sur les textes juridiques qui encadrent la lutte contre la violence, qu’ils soient nationaux ou internationaux. Nous avons également retenu les dispositions relatives à la protection des enfants, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap ainsi que des personnes atteintes d’albinisme. Ce sont des connaissances que nous allons partager afin de contribuer à réduire les discours de haine dans notre société. »

Cette activité est le fruit du projet Appui à la promotion et à la protection des droits de l’homme pour la consolidation de la paix en Guinée financé par le PBF(Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la paix).

Bhoye Barry pour guinee7.com