Conakry- Des commerçantes du marché de Matoto se sont mobilisées dans la matinée de ce mardi 6 octobre 2026 devant la mairie de Matoto. Elles réclamaient des espaces pour exercer leurs activités et exigeaient de rencontrer le maire Moussa Diallo.

La matinée a été mouvementée aux abords de la mairie de Matoto. Plusieurs marchandes du marché local se sont rendues sur place pour demander des places où vendre leurs marchandises.
Sur place, les femmes scandaient notamment : « C’est une affaire de place. Nous sommes là pour des places. »
Leur mobilisation a momentanément perturbé la circulation sur l’une des voies de l’autoroute Fidel Castro. Des pick-up de la police du commissariat central de Matoto ont suivi le mouvement des manifestantes jusqu’à l’enceinte de la mairie.

Une fois sur place, les commerçantes ont poursuivi leurs slogans, réclamant des espaces de vente. Face à cette situation, le maire de Matoto, Moussa Diallo, est sorti de son bureau pour échanger avec elles.
Le maire leur a demandé de se calmer, estimant que les cris ne permettraient pas de trouver une solution. Il leur a ensuite demandé de regagner leurs activités afin de pouvoir s’entretenir avec leurs responsables, ainsi qu’avec ceux des vendeurs de pièces détachées avec lesquels les marchandes seraient en conflit.
Cette demande n’a pas immédiatement été acceptée par certaines manifestantes. Il a fallu l’intervention de leur leader pour les convaincre de quitter les lieux et de laisser place aux discussions.
Après le retrait des femmes, leur représentante a eu une rencontre à huis clos avec le maire Moussa Diallo. À l’issue de cette réunion, aucune des deux parties n’a souhaité faire de déclaration à la presse.
Selon les informations recueillies auprès d’un cadre de la mairie, les manifestantes seraient principalement des commerçantes précédemment déguerpies. La même source indique que la mairie aurait déjà posé la première pierre du site destiné à leur recasement.
Le différend porterait toutefois sur l’occupation des espaces autour des boutiques de vendeurs de pièces détachées. Ces derniers reprocheraient aux marchandes de s’installer fréquemment devant leurs commerces, une situation qui serait à l’origine de plusieurs accrochages entre les deux groupes.
Pour l’heure, les autorités municipales n’ont pas communiqué officiellement sur les mesures envisagées pour mettre fin à cette situation.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
