Conakry- Abdoulaye Diallo, âgé de 18 ans, ancien mécanicien et conducteur de taxi-moto, et Mamadou Oury Bah, ancien élève et actuellement conducteur de moto-taxi, ont comparu devant le tribunal de première instance de Dixinn pour des faits de vol de plusieurs pièces d’un véhicule.
À la barre, ce mardi 3 novembre 2026, les deux prévenus ont partiellement reconnu les faits qui leur sont reprochés. « Nous avons passé la nuit dans le véhicule. Le matin, nous avons pris les crics et des clés pour démonter le pneu », a déclaré Abdoulaye Diallo, avant de poursuivre : « Nous avions faim. C’est pourquoi nous avons pris le pneu. Nous étions en route pour aller le revendre lorsque les gens nous ont arrêtés. »
De son côté, Mamadou Oury Bah a précisé que « c’est le pneu arrière, du côté chauffeur, que nous avons démonté ».
Selon Abdoulaye Diallo, les deux hommes avaient décidé, la veille au soir, de voler le pneu le lendemain matin. Il affirme qu’ils ont agi par nécessité et précise qu’après la vente du butin, ils comptaient acheter de quoi manger.
Dans sa déposition, Ibrahima Diallo, partie civile dans cette affaire, a expliqué les circonstances dans lesquelles il a réussi à interpeller les prévenus.
Selon lui, il possédait un garage situé près des rails, à Kaporo. À l’annonce des travaux routiers, il avait été contraint de déménager. Cependant, un véhicule était resté immobilisé sur les lieux.
Quelques mois plus tard, il a été informé de vols commis dans ce véhicule. Il a alors demandé à son informateur de le prévenir dès qu’il apercevrait le jeune mécanicien soupçonné de dérober d’autres pièces.
C’est ainsi qu’un jour, il a été alerté de la présence des prévenus sur les lieux. « Ils ont enlevé le pneu et l’ont recouvert avec une nappe. Je suis parti à leur recherche (…). Je les ai retrouvés chez un vulcanisateur et j’ai réussi à les interpeller », a déclaré Ibrahima Diallo.
Selon la partie civile, les prévenus auraient également emporté un radiateur, le compresseur de climatisation, la dynamo, des installations électriques ainsi que le tableau de bord. Il a estimé la valeur de l’ensemble de ces objets à 10 millions de francs guinéens et réclame le remboursement de cette somme.
Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a estimé que les faits étaient établis, d’autant plus que les prévenus en avaient reconnu une partie. Il a ainsi demandé au tribunal de les déclarer coupables des faits de vol. Au titre de la répression, il a requis une peine d’un an d’emprisonnement pour chacun, dont six mois assortis de sursis.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 10 novembre 2026.
Bhoye Barry pour guinee7.com
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