Ibrahima Abé Sylla est l’un des rares seniors du gouvernement de la Transition. Il comprend les enjeux et a un background suffisant pour relever le défi. Le hic ? Il ne peut pas jurer être à l’écart d’un patent conflit d’intérêt dans le secteur où il a bénéficié d’un gros contrat sous Alpha Condé. Un contrat qui, ces derniers temps, faisait objet de litige. Parce que selon une de nos sources, « il facturait l’énergie qu’il n’a entièrement pas fournie ».

Par ailleurs, l’homme au chapeau de melon bien qu’un grand connaisseur du secteur énergétique dans lequel il a investi aux USA est, pour certains plus un pacha qu’un bosseur.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

1 COMMENTAIRE

  1. Avec un surnombre injustifiable de ressortissants de la Haute Guinée dans ce Gouvernement du tandem Doumbouya-Béavogui, c’est surtout le choix du chef d’entreprise Ibrahima Abé Sylla – ne prenant visiblement pas suffisamment en compte les risques de conflits d’intérêts – qui pourrait poser réellement problème. Et puis, dans ce domaine ô combien vital au regard des défis de développement du pays, si c’est un « homme d’affaire » (comme Abé Sylla, ndlr) qu’il convenait de choisir pour remettre de l’ordre après les gâchis du pouvoir déchu, les Guinéens avertis s’en seraient déjà aperçus ces dernières années (…)
    Comme tout cadre guinéen ayant vécu hors du pays, mon souhait est évidemment que le Colonnel Doumbouya et son Gouvernement réussissent leurs objectifs de préparation du pays au retour à l’ordre constitutionnel. Mais à en juger par les actes de composition du Gouvernement, de restructuration des Forces armées et de l’Administration térritoriale notamment, force est plutôt d’espérer une Transition courte qui cible du mieux possible ses objectifs, pour mener à ce dont l’écrasante majorité des Guinéens ont besoin: l’Etat de droit où, enfin, toutes les communauté ethniques se valent concrètement en droits et en devoirs citoyens.

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