Me Jean Moussa Sovogui

A l’occasion de l’audience correctionnelle du tribunal de première instance de Dixinn,  le juge Thierno Souleymane Barry, a fait lecture de la décision de son sur les explications soulevées par les avocats de la défense dans l’affaire publique Qnet contre le Colonel Moussa Tiégboro Camara.  Dans son verdict, le juge, en application des dispositions de l’article 657 du code de procédure pénale, a déclaré nulle la citation du 25 avril 2019. En conséquence, le tribunal renvoie le ministère public et la partie civile à mieux se pouvoir.

Pour rappel, des employés de la société Qnet avaient poursuivi le colonel Moussa Tiégboro Camara, directeur général des Services spéciaux, au tribunal de Dixinn, pour diffamation. Les avocats de Moussa Tiégboro Camara avaient soulevé des exceptions liées à la non identification claire de toutes les parties civiles. Ensuite, une autre exception a été soulevée sur le nom d’une des parties civiles. Au lieu d’Akoï Onivogui, il a été mentionné Akoï Guilavogui.

A la sortie de la salle d’audience, Me Jean Moussa Sovogui, un des avocats du colonel Tiégboro, a déclaré que : « Comme le colonel Moussa Tiégboro Camara l’a sollicité, le tribunal a purement et simplement déclaré nulle la citation qui a été délivrée. La citation n’est pas conforme aux dispositions de l’article 657 du code de procédure pénale de la République de Guinée. Vous savez, pour saisir un tribunal, on ne se lève pas comme ça. Il y a des règles de procédure qui sont bien élaborées, comme nous l’avons toujours soutenu, et ces règles doivent être observées scrupuleusement. Ces règles n’ont été observées par les parties civiles dans cette affaire. C’est un sentiment de fierté pour la défense, parce que le tribunal a dit le droit encore une fois ».

Me Kabinet Kourala Keita

De son côté, Me Kabinet Kourala Keita, un des avocats de la partie civile,  explique que : « Je ne suis pas d’accord avec la décision du tribunal, mais la décision du tribunal s’impose à toute les parties (…) Nous n’avons pas de problème, ce n’est qu’une partie remise », a-t-il déclaré avant d’annoncer : « A l’instant où je vous parle, une autre citation directe est établie conformément à l’identité de toutes les parties civiles. Ça va lui être servi aujourd’hui, et le combat va recommencer. Nous n’allons jamais croiser les bras ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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