Amara Somparé, ministre de l'Information et de la Communication

Intervenant dans l’émission « Mirador » sur la radio FIM FM, ce mercredi 14 avril, le ministre de la Communication, Amara Somparé a brisé le silence sur le cas du journaliste, Amadou Diouldé Diallo, détenu à la maison centrale de Conakry depuis  plus d’un mois, pour « offense » au chef de l’État.

Le ministre Somparé, après avoir regretté les propos tenus par Amadou Diouldé à l’égard du président de la République, il a déclaré : « En tant que ministre de l’Information et de la Communication, je déplore et j’ai toujours déploré l’incarcération des journalistes. Je souhaiterais que l’on puisse régler les différends avec les journalistes autrement que par le recours à l’incarcération ou à la privation de liberté. La loi sur la liberté de la presse est claire, on ne peut condamner un journaliste en République de Guinée à une peine privative de liberté. »

Il faut rappeler que c’est après exactement 48 jours passés en cellule à la maison centrale de Conakry que notre confrères a vu son procès s’ouvrir, ce mardi 13 avril, au TIP de Dixinn. Au cours de cette audience, le juge a rejeté la demande de mise en liberté faite par les avocats du journaliste avant de renvoyer l’affaire au 28 avril prochain pour délibérer. Le procureur, quant a lui, a requis une condamnation de 5 millions de GNF.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com