Ce mardi, les membres de l’Union des Gestionnaires des Ordures Ménagères (UGOM) étaient face aux hommes des médias, à la Maison de la presse, pour parler de la problématique de l’assainissement dans la ville de Conakry.

Prenant la parole, le coordinateur l’UGOM, Ahmed Mara, a précisé que l’État a investi dans l’assainissement de la ville de Conakry, près de 75 milliards GNF, de 2010 à 2016, pour un résultat médiocre, contre moins de 5 milliards GNF, de 2000 à 2010, pour un résultat meilleur, même s’il était jugé insuffisant. Avant de souligner que « l’urbanisation non maitrisée, le manque de civisme des populations font que les États ont des difficultés à gérer des déchets ».

Selon lui, « pour assainir Conakry, il y a la responsabilité de l’État, des entreprises privées et celle des populations. Parmi les responsabilités des populations, il y a entre autres le manque de poubelles décentes dans les ménages et les gens ne savent pas que ne pas posséder une poubelle est une infraction, parce qu’après on va te demander où tu mets des ordures. Ensuite, il y a le faible taux d’abonnement aux PME… Ces difficultés ont fait qu’au niveau même de la collecte, donc des points de regroupement, on a été confronté à des problèmes, des ordures sont entassées et ça ne s’enlève pas ».

Plus loin, Ahmed Mara a indiqué qu’avec l’arrivée Papa Koly Kourouma à la tête du ministère en charge de l’assainissement, certains des points de regroupement qui avait disparu à un moment donné, ont été récupérés. « Mais il reste encore des petits problèmes pour leur gestion et une réunion sera tenue pour faire également face à ces problèmes de façon convenable ».

« Il (Papa Koly, Ndlr) a, ajoute-t-il, acheté des machines toutes neuves, pour permettre de travailler nuit et jour à la décharge, afin de permettre d’accéder aux casiers de dépotage des ordures. Cela a donc été une source de satisfaction pour l’UGOM, car la ville commence à prendre de l’élan ».

Parlant des perspectives, le coordinateur de l’UMOG a annoncé ceci : « Nous préconisons pour l’avenir, la participation citoyenne ; il faut la sensibilisation, mais aussi les sanctions ; il faut qu’il soit mis à la disposition des communes des services communaux de salubrité, il en existe, mais qui puissent travailler avec le nouveau Code de l’hygiène et de la salubrité publiques et qu’il soit appliqué, il faut valoriser les déchets… »

Il a, par ailleurs, fait savoir que « le Code de l’hygiène et de la salubrité publiques est en train de prendre corps, je crois qu’il sera bientôt promulgué. Et là-dedans, j’ai vu quelque chose ; par exemple quelqu’un qui viendrait jeter des ordures dans la rue, ça peut faire des peines (emprisonnement ou amende). La professionnalisation des maillons aussi est en cours, il faut professionnaliser toute la chaine ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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