Badra Koné, l’un des maires adjoints de la commune de Matam que nous avons joint dans l’après-midi de ce mercredi, a donné son avis par rapport au limogeage du maire de la commune de Matam, Seydouba Sacko, par un décret présidentiel.

Selon lui, seule la justice peut faire la lumière dans cette affaire. « Le maire a fait une sortie hier pour dire que ce qui lui est reproché selon le ministre dans l’article 143 n’était pas vrai dans son cas et que les choses n’ont pas été respectées comme le dit l’article lui-même. J’ai appris aussi que le problème serait devant la justice. J’estime que la justice est celle qui va les départager et nous faire savoir ce qui est vrai dans la situation. Maintenant, vous savez que la présomption d’innocence est là. Tout accusé est présumé innocent jusqu’à la preuve de sa culpabilité. On attend la justice faire son travail. S’il est accusé d’un fait, il faut avérer la chose », a-t-il dit.

Pour le remplacement du maire, il a fait savoir : « on est régis par les lois. L’article 142 fait cas de cela. On attend. En principe le ministère de l’Administration du territoire devait être dans nos murs aujourd’hui pour régler la suite de la situation. Je veux dire que l’administration est une continuité. Si le maire est demi de ses fonctions, on doit avoir une tête tour de suite qui assure l’intérim comme l’indique l’article 142 du code des collectivités locales, qui dit que quand une chose comme ça arrive, que son premier adjoint lui succède pour assurer l’intérim. Jusqu’à ce que le conseil s’organise pour élire un nouveau maire. Donc, nous, nous sommes dans cette perspective. Donc nous on attend. Jusqu’ici, le maire n’est pas là, son bureau est fermé. Aucune personne ne répond d’abord au nom du maire à la commune de Matam. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com