Les membres de l’Union pour la défense des sinistrés de Souapiti (UDSS), étaient devant les hommes de médias, ce lundi 22 juillet 2019, à la maison de la presse de Conakry, pour dépeindre la « situation difficile », que vivent les nombreuses familles « recasées » pour les besoins de la construction du barrage hydro-électrique de Souapiti.

A l’entame de ses propos, le porte-parole du groupe, Oumar Aissata Camara a fait savoir l’objectif de la conférence en ces termes : « Nous dénonçons tout simplement la mauvaise qualité d’information que le projet a donné à nos parents. Deuxièmement, nous dénonçons le fait que les maisons construites pour le recasement de nos parents ne sont pas adéquates. Troisièmement, il y a des villages qui doivent recevoir d’autres villages mais qui n’ont rien bénéficié. » 

Il a ensuite poursuivi en faisant constaté qu’: « Au district de Tayirè (village d’origine qui a été déguerpi, ndlr), 460 bâtiments ont été recensés par le projet avant leur déplacement à Madina Tayirè (village de recasement, ndlr).  Quant aux arbres fruitiers, plus de 3 mille arbres ont été recensés. Ensuite, le projet a demandé le recensement des bâtiments en chantier. Mais qu’est-ce que nous avons constaté ? Le projet, en remplacement de 460 bâtiments, n’en a construit que 260 à Madina Tayirè. Ce qui est largement inférieur. Il s’est avéré que ceux qui avaient 2 ou 3 bâtiments n’ont eu droit qu’à un seul bâtiment. Et là, on retrouve des familles de 12 personnes, voire plus, dans un même bâtiment. »

Plus loin, il a regretté certains faits occasionnés par le projet :« Chez nous, le père de famille construit sa maison, une deuxième pour sa première, une autre pour sa deuxième femme. Les enfants ont leur bâtiment à côté. C’est comme ça on vit paisiblement là-bas. Mais ce projet n’a fait qu’un seul bâtiment de 2 ou 3 chambres pour toute une famille de ce genre. Aujourd’hui, il y a des pères de famille qui vivent dans des bâtiments et qui partagent le salon avec leurs belles-filles et beaux-fils. »

Par ailleurs « Le souhait des personnes aujourd’hui, est de rencontrer les autorités pour éclairer les zones d’ombre. Mais depuis la mise en place de leurs structures issues des villages des trois préfectures concernées, elles n’ont pas eu de répondant le moment ».   

Pour tout dire, « il n’y a eu aucun entretien. On leur a écrit plusieurs fois pour une audience, afin de poser des questions et avoir d’amples informations, mais jusque-là rien. Nous souhaiterions rencontrer les porteurs de projet pour avoir des réponses à nos questions. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com 

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