Dans le cadre des préparatifs des prochaines élections législatives, dix-huit (18) membres de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Matoto, issus de l’opposition, ont prêté serment au tribunal de première instance de Mafanco, ce jeudi, 12 septembre 2019.

À travers cet acte d’engagement devant les autorités judiciaires, ces nouveaux membres des démembrements de la CENI rejoignent leurs compères de la mouvance présidentielle, qui ont prêté serment quelques jours plus tôt.

Après avoir rappelé l’importance des élections législatives et la sensibilité de cette période pré-électorale, le procureur, Soriba Manet, a, dans sa réquisition, souligné que : « Ces élections doivent être crédibles, transparentes et acceptées de tous. Pour y parvenir, vous,
membres des démembrements qui allez prêter serment devant le tribunal, vous êtes des acteurs majeurs de ces élections et votre responsabilité est pleinement engagée ».

Avant d’ajouter : « Vous cesserez d’appartenir désormais aux partis
politiques qui vous ont désignés, pour être des véritables acteurs
impartiaux, au service de la nation guinéenne, surtout pour la
population de Matoto. Vous allez agir ensemble en tant qu’entité
sociale, pour défendre les intérêts de la population de Matoto et non ceux de vos partis ».

Dans la même lancée, le président du tribunal, Amadou Kindy Baldé, a
fait comprendre aux 18 membres de la CECI de Matoto qu’à partir de
leur engagement solennel devant le tribunal, devant le peuple de
Guinée et devant la population de la commune de Matoto, ces
derniers cessent d’appartenir à leurs structures politiques respectives.
« Vous appartiendrez désormais, dit-il, à la Commission Électorale
communale indépendante de Matoto. Vous agirez dans l’exercice de vos
fonctions en toute indépendance, en toute neutralité et en toute
impartialité. Vous devez respecter le principe de fidélité et de loyauté. La seule obéissance est à la loi et à elle seule ».

Plus loin, il précise également que : « La violation de ces principes
vous conduit à ce qu’on appelle le parjure. Et en cas de parjure, la
sanction qui va suivre, c’est la rigueur de la loi. Et la rigueur de la loi,
ce sont les poursuites judiciaires qui seront engagées contre toute
personne parmi vous qui violerait les termes du serment qu’il aura à
prêter devant le tribunal ».

Après l’allocution du président du tribunal, s’en est suivi la prestation de serment des commissaires qui, à tour de rôle, se sont présentés à la barre pour jurer sur l’honneur. Ils ont ensuite été renvoyés dans l’exercice de leurs fonctions.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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