Les tumultes socio-politiques de ces derniers jours ont mis à nu le niveau lamentable de nos avocats qui, pourtant (on l’imagine !), coûteraient à l’UFDG, les yeux de la tête. A défaut de remporter de vrais procès, leur « gloriole » se résume, le plus souvent, en une pression insupportable sur l’opinion publique, sur fond de propagande pathétique.

D’ailleurs, l’un des plus volubiles d’entre eux, qui se fait passer pour une pâle copie de Jacques Verges des tropiques, ne savoure un semblant de « triomphe » devant le prétoire qu’avec une seule et unique ligne de défense, en abusant de diction chaotique et sa voix monocorde et usée comme un disque rayé : « Mon client a été arrêté, parce qu’il est contre le troisième mandat d’Alpha Condé !» Et c’est tout. Et à maintes reprises, certains magistrats ont cédé à ce chantage honteux…

Eh bien, ce petit jeu n’est pas passé chez les juges de la Cour constitutionnelle qui ont « corrigé », comme des copies d’écoliers, les « requêtes » introduites par les défenseurs décidément mal inspirés de l’opposition menée par l’UFDG.

Nos « robeux », comme de mauvais joueurs de poker, pour parler comme le comédien de Bamba Bakari, confondent étonnamment les rôles dévolus à la Cour constitutionnelle et ceux des… tribunaux de première instance. « Le juge de la Cour Constitutionnelle n’est pas un juge de fait, c’est un juge de droit », nous enseigne un expert.

L’exemple le plus loufoque est l’incident de Tokounou où les barricades ont été posées devant le cortège de Cellou Dalein. « Ce fait devait être porté devant les tribunaux de droit commun », nous indique notre expert. 

Mais que voulez-vous quand la prétention se mêle aux inspirations « savantes » ? Comment des avocats qui ont eu du mal à faire un « simple » recours, pour excès de pouvoir, devant la Cour constitutionnelle pourraient défendre un contentieux électoral, éminemment plus complexe ? 

Franchement désespérant pour celui qui, dans une campagne harassante pour tout le monde, n’aura eu ses minutes de « gloire » qu’après s’être inopportunément autoproclamé « vainqueur du scrutin », sur la base d’un tableau bidon. Tout le monde a pu apprécier les conséquences dramatiques d’une telle démarche cavalière.

Voilà où mènent les conseils fumeux d’avocats érigés en « stars des réseaux sociaux ». Voilà comment des défenseurs de voleurs de paquets de cigarettes au niveau des tribunaux de première instance, délit mineur, s’il faut le souligner, ont la prétention de se présenter devant une Cour Constitutionnelle, composée de juges qui ne leur ont laissé aucune chance de plastronner.

Ridiculisés. Humiliés, même s’ils vont nous servir la même rengaine. Tout ça pour ça !

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com