Face au tollé général suscité par l’interview de Cellou Dalein Diallo sur RT France et qui n’a pas manqué d’indigner sa base – certains sont allés même jusqu’à demander son remplacement à la tête du parti –, le leader de l’UFDG a cru bon de rectifier le tir mais s’est malheureusement enfoncé davantage par l’incohérence de son dernier tweet. Sur RT France Cellou Dalein Diallo faisait remarquer à propos de sa candidature en 2026 : « si mon parti me désigne comme candidat à la prochaine élection pourquoi pas ? Je souhaite que Dieu me donne la santé pour être présent à cette compétition et que celle-ci soit la bonne ».

Dans son dernier tweet, il tente de rectifier : « Que les choses soient claires : je serai candidat à un second mandat si mon parti m’investit. »

Quand Cellou Dalein Diallo espère que la prochaine compétition sera la bonne, ne reconnait-il pas explicitement que la précédente a eu lieu et qu’il a perdu cette dernière n’étant pas pour lui la bonne ?

Et comme il le dit, s’il est candidat à un second mandat, cela voudrait alors dire que son premier mandat n’est pas le bon.

Ensuite pourquoi voudrait-il être candidat à un mandat en 2026 si selon ‘’sa’’ Constitution son premier mandat est de 5 au lieu de 6 ?

Last but not least. Cette sortie de Cellou Dalein, suite à la lettre d’Emmanuel Macron qui reconnait de fait un « troisième mandat » pour Alpha Condé, était-elle une manière pour Dalein de tourner la page de la dernière présidentielle et mettre le cap sur 2026 ? A bien analyser l’interview sur RT France, c’était ça, le but de l’opération.

Mais le no1 de l’UFDG –comme toujours d’ailleurs-, s’est laissé mener par les diatribes des militants facebookeurs. Et s’est emmêlé les pinceaux.

Par Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

1 COMMENTAIRE

  1. “Mais le no1 de l’UFDG –comme toujours d’ailleurs-, s’est laissé mener par les diatribes des militants facebookeurs. Et s’est emmêlé les pinceaux.” (Dixit I.S. Traoré)

    Il est simplement déplorable de voir une analyse dont nul ne pouvait objectivement contester la pertinence – quant aux incohérences dont le véritable vainqueur de la présidentielle du 18 octobre fait preuve depuis cette interview à R.T. France – finir par sombrer ainsi dans cette révoltante guerre anti-Peuls engagée par l’Etat-RPG/AEC.

    Mais CELLOU a beau avoir les défauts de ses faiblesses et incohérences personnelles entre autres, la République de Guinée, pour continuer d’exister, ne pourra plus fonctionner sur les critères de “prépondérance ethnique” qui la caractérisent depuis 1958. Et ce n’est surtout pas un vicieux “va-t-en-guerre” franco-guinéo-burkinabè qui pourrait durablement changer quoi que ce soit à cette imparable réalité, désormais.

Comments are closed.