Venue se faire dépister au CHU de Donka ce dimanche 05 avril, une trentaine de guinéens (personnes contact ou ressentant des signes du Covid-19) a eu un échange de quelques minutes avec le ministre de la santé, le médecin-colonel Rémy Lamah. On vous dit tout.  

Ils étaient là depuis 6h du matin pour certains, mais bien avant d’ailleurs, car depuis vendredi ces personnes qui ont eu des contacts avec les malades ou qui présentent des signes assimilables aux symptômes du Covid-19 attendent pour se faire dépister.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à Donka c’est tout sauf facile. Le premier jour, priorité aux “employés de la présidence”, le second, arrêt incompris du travail à partir de 15h sans aucune raison, au moment où plusieurs malades patientaient.

Ce dimanche Rémy, le ministre de la santé, a été interpellé par ces citoyens très remontés. Le premier résume parfaitement la situation. Le ministre de répondre aux inquiétudes : « vous savez tout le monde est débordé par cette situation. Nous sommes débordés. Même les grands pays… Vous savez nous avons un effectif réduit, particulièrement ceux qui font des prélèvements et pour renforcer l’équipe il faut des gens qualifiés pour minimiser le risque de propagation. » L’autre problème selon le médecin-colonel, concerne le CTE de Nongo. « Ces jours ci ils (les laborantins) sont débordés. Ils ont effectué plusieurs tests. Dès fois jusqu’à 4h du matin et ce sont des humains, ils se fatiguent. » Avance-t-il face à ses concitoyens.

Le ministre guinéen de la santé a demandé pour finir de : « patienter, car le monde entier a été surpris par cette maladie. Les jours à venir nous serons mieux organisés. » Pour la journée de ce dimanche, la méthode qui consiste à se faire inscrire sur une liste a été annulée par le ministre, qui a ordonné qu’on prenne les gens par lot, qu’on écoute au cas par cas et qu’on effectue les tests sur les cas les plus urgents et reprogrammer les autres.

Alpha

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