Charge du Parlement Européen sur la Guinée : Sont-ils sérieux ! Incitation à l’homosexualité en Guinée : Irrespectueux ! Heureusement qu’on a Alpha !

Dans une déclaration relayée par les médias en ce mois de février 2020, le Parlement européen se prononce sur ce qu’il appelle «des cas de violation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit en Guinée» ! En lisant ce communiqué, on est partagé entre un sentiment de déception, puis finalement un sentiment de réconfort, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Si on parcourt en effet cette déclaration de 15 points d’ «attendus », c’est-à-dire les éléments de référence qui fondent un jugement, donc ici les 15 points de considérations (points A jusqu’à O) motivant cette charge du Parlement européen contre la Guinée, on constate que ces attendus sont basés tantôt sur du conditionnel, tantôt sur le relai des positions du FNDC, tantôt sur du descriptif sans analyse de fond concernant ces descriptifs, tantôt sur des allégations que ce Parlement fait siennes. De deux choses l’une : Soit le Parlement européen a été présent en Guinée pour faire son constat et incriminer ensuite la Guinée ; dans ce cas, il aurait dû prendre en compte la version de l’autre partie, c’est-à-dire de la Guinée qu’il incrimine, pour faire son analyse et sortir ses conclusions : c’est la démarche classique de la «thèse /antithèse /synthèse» que mêmes les élèves du Secondaire connaissent ; autrement dit, c’est la démarche de l’instruction en «charge et décharge». On ne voit aucune trace de la version de l’autre partie, d’où le Parlement européen n’a pas été présent en Guinée pour connaitre de la réalité de la situation et il se permet pourtant de vitupérer ainsi la Guinée. A moins qu’il ne fut présent en Guinée et a alors délibérément choisi de mettre sous le boisseau la version de la Guinée. Soit le Parlement européen n’a pas du tout été présent en Guinée, et dans ce cas il a relayé tout simplement ce que l’autre partie a bien voulu lui donner et il prend alors à son compte tout ce qui lui a été donné sans se préoccuper du tout de la véracité et du fondement de ce qui lui a été rapporté : cela s’appelle du parti pris, de la complicité active. En d’autres termes, le Parlement européen a fait preuve de sophisme, c’est-à-dire un ramassis d’arguments fallacieux destinés à tromper ; et le Parlement européen veut tromper ainsi les différents destinataires de son prétendu rapport pour les amener à s’ériger contre la Guinée ! C’est en cela que nous avons parlé de déception, car le Parlement européen symbolise normalement le sérieux, la rigueur et l’objectivité quand on produit un rapport pour différents destinataires et qui doit fonder des décisions suivies de mesures. Aucun de ces critères ne sous-tend ce soi-disant rapport du Parlement européen. Qu’on fasse un écrit pour soi-même, on est libre de le mener comme on l’entend et de lui donner le contenu que l’on veut. Mais dès lors qu’il s’agit d’un écrit à destination de tiers, notamment de la Commission de l’Union Européenne, du Président de la Guinée, du Président du Parlement de la Guinée, de l’Union Africaine ainsi qu’à ses Institutions, qu’on invite à agir, on est tenu de leur présenter un rapport motivant objectivement les résolutions recommandées, c’est-à-dire un rapport dégageant les positions des parties en conflit pour en tirer des résolutions. Cela s’appelle un rapport sérieux, obéissant à une démarche scientifique, c’est-à-dire universellement admise, à savoir une démarche méthodique de «thèse/antithèse» évoquée plus haut pour en tirer des conclusions correspondant alors à la réalité. Le terme «scientifique» ne renvoie pas forcément à une notion mathématique du 1 +1 = 2 par exemple, mais bien à une démarche universellement admise et qui produit des résultats correspondant à la réalité concernée. C’est pourquoi on parle par exemple de sciences sociales, ou encore de sciences juridiques, ces dernières étant caractérisées, entre autres, par des méthodes d’instruction de dossiers universellement admises ou encore de jugement suivant des normes universellement admises. Ne pas avoir emprunté une telle méthodologie de la part d’une Institution aussi prestigieuse que le Parlement européen, c’est déplorable.

A ce niveau de responsabilités, c’est grave !

Le Parlement européen n’a pas été présent en Guinée, et de ce fait tout ce qu’il a relaté lui a été transmis par l’autre partie qu’il défend en prenant fait et cause pour celle-ci. Dès le 1er attendu (point A), le parti pris est manifeste : là où le Parlement européen considère l’existence de manifestations qu’il qualifie de massives contre le projet de nouvelle Constitution, la rigueur aurait voulu qu’il mentionne aussi, en ses considérations, l’existence ou non de mobilisations pour le projet de nouvelle Constitution, à quantifier comme il l’a fait pour les manifestations qu’il relate. Mais il ne l’a pas fait ! Le parti pris se poursuit au point 2 de ses considérations (point B) où le Parlement européen s’exprime au conditionnel en considérant qu’un certain nombre de personnes auraient été tuées depuis la mi-octobre, et un autre nombre de personnes auraient été tuées ou blessées à un autre moment ! Là encore, la rigueur aurait voulu, si l’on accorde du crédit à de telles informations, qu’on s’évertue à savoir comment tout cela a eu lieu et dans quelles circonstances : cela contribue à la production d’un rapport objectif pour peu qu’on respecte les destinataires de ce rapport. Dans l’attendu 6 (point F), le Parlement européen fait de l’amalgame en voulant imputer au Gouvernement guinéen la responsabilité du massacre commis, en 2009, dans le stade du 28 septembre. Le Parlement européen mentionne en effet : «Considérant que les victimes et les proches du massacre du stade du 28 septembre 2009…» : présenté ainsi, et vu que le stade s’appelle «stade du 28 septembre», en lisant Français «l’attendu» concerné, on comprend sans ambages que le stade s’appelle «stade du 28 septembre 2009», d’où un tel massacre relaté dans un réquisitoire sur le Gouvernement guinéen renvoie à la responsabilité directe du Gouvernement incriminé dans ce rapport, car on ne comprend pas forcément que l’évènement a eu lieu en 2009 avant l’arrivée du Président Condé aux responsabilités, mais bien dans un stade qui s’appelle «stade du 28 septembre 2009» ! En réalité ce n’est ni une maladresse d’écriture ni étonnant, car le Parlement européen a relayé juste, tel quel et en prenant fait et cause, ce qui lui a été transmis par cette opposition guinéenne qui est dans la fourberie, et qui veut s’imposer par la force, en faisant fi du peuple.

Parler pour ne rien dire d’extraordinaire

 Dans l’attendu 7 (point G), le Parlement européen dénonce ce qu’il qualifie de «surpopulation» des prisons guinéennes en mettant en exergue une telle «surpopulation» dans la prison de la Maison Centrale de Conakry. Le Parlement européen affirme ainsi que cette prison a été construite par les colons français en 1915 et «était à l’origine prévue pour accueillir de 240 à 300 prisonniers». C’est le type de réquisitoire que l’on peut qualifier de parler pour ne rien dire. On s’attend en effet à ce que l’on nous révèle des choses ignobles dont la Guinée serait coupable et qui entrainent un bannissement, des choses inédites qui ne concernent que la Guinée ! Mais on se rend compte qu’il s’agit tout simplement de problèmes ordinaires de développement auxquels sont confrontés beaucoup de pays, comme la France par exemple, où on peut relever qu’en 2019 «la surpopulation carcérale est au plus haut malgré le recours aux peines alternatives», avec une densité carcérale sur le plan national largement au-dessus des 100%, le chiffre exact étant de 116% ! Et pendant qu’on y est, pour une prison construite en 1915, et pour un Exécutif guinéen qui n’est là qu’en 2010, pourquoi ne pas parler de ceux qui étaient là avant, notamment ces opposants adulés dans le rapport et qui étaient en responsabilité dans des moments de cette période intermédiaire, en démontrant ce qu’ils ont fait pour les prisons ! C’est dans ce même registre que l’on peut situer le réquisitoire de l’attendu 8 (point H) sur le problème de chômage qui est un problème ordinaire, même s’il est important, de développement n’étant pas particulier à la seule Guinée, donc en rien un problème extraordinaire faisant qu’on doive clouer au pilori un pays. On peut voir le cas de la France par exemple où, face au taux de chômage qui a baissé au 4e trimestre 2019, le Président français après s’en être félicité récemment, s’est gardé de tout triomphalisme en disant qu’il s’en réjouit comme après un but marqué au football en sachant cependant que le match n’est pas encore terminé. Il a d’ailleurs refusé de lier son éventuelle candidature à sa succession en 2022 à la poursuite de la baisse du chômage en répondant par cette phrase : «il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes» ! C’est dire à quel point ce problème difficile n’est pas spécifique à la seule Guinée de manière à mettre cela en exergue pour la désigner à la vindicte populaire !

Purs relais des positions de l’opposition non respectueuse du peuple et de la démocratie !

Pour les autres attendus, il s’agit de relais purs et simples de ce qui a été reçu et approuvé par le Parlement européen, sans les rigueurs de vérification de mise déjà évoquées. Par exemple pour l’attendu 13 (point M), il est affirmé que «le Gouvernement guinéen a expulsé de force plus de 20.000 personnes des quartiers de Conakry afin de fournir des terrains pour des ministères, des ambassades étrangères, des entreprises et d’autres travaux publics» : au-delà même de la rigueur de vérification du chiffre mentionné, avant de faire un tel réquisitoire, il s’agit de se poser les bonnes questions et d’analyser en vue d’aboutir à son réquisitoire : s’agit-il d’une expulsion de gens propriétaires ? S’agit-il de propriétés de l’Etat squattées ? S’agit-il de gens qui avaient reçu des dédommagements et qui sont restés quand même sans respecter leurs engagements à quitter ? Une nécessité publique ne donne-t-elle pas le droit à un Etat de prendre possession de certaines terres concernées ? Un Etat a-t-il le droit de faire un aménagement de son territoire, par exemple par une politique de déconcentration d’une ville ? Etc. Voilà quelques éléments de rigueur qui enlèvent à ce point de vue du Parlement européen toute son objectivité et sa crédibilité.

Le ridicule ne tue pas !

Il en est ainsi dans l’attendu 14 (point N) où on confère à la Guinée le pouvoir de commander la Cour d’Appel de Paris en attribuant à notre pays le classement d’un dossier sans suite par la Cour d’Appel de Paris ! On frôle l’ubuesque lorsqu’au niveau des  «résolutions», c’est-à-dire la partie suivant «les attendus», d’une part, dans le point 2 par exemple, le Parlement européen est dans l’affirmative en disant qu’il «Se déclare particulièrement préoccupé par les atteintes massives aux droits de l’Homme dans le pays concernant notamment les libertés d’expression, de manifestation, de réunion et l’intimidation des défenseurs des droits de l’Homme, journalistes, ONG, opposants au régime ; dénonce l’utilisation d’armes à balles réelles sur des manifestants». Et d’autre part, dans le point 7 de ces résolutions, il demande «la tenue d’une enquête immédiate, indépendante et impartiale sur toutes les allégations de recours à la force… » ! Quand on sait que ce mot «allégation » signifie «une affirmation, assertion le plus souvent considérée comme mal fondée ou mensongère», on se demande pourquoi après avoir incriminé sur la base d’allégations du début à la fin, qu’on s’est appropriées, on demande à la fin une enquête indépendante et impartiale ! Il aurait notamment fallu juste chercher à faire une comparaison entre la situation de la Guinée avant l’arrivée du Président Condé aux responsabilités et la situation actuelle pour en dégager des conclusions qui auraient alors sans doute édifié et fait réfléchir avant de produire un tel réquisitoire, tant ses conclusions iraient nettement en faveur du Président Condé au détriment des opposants actuels défendus par ce réquisitoire.

Président Alpha Condé renforcé

Quand on subit des attaques de ce genre sur la base d’allégations et qu’à la fin elles font pschitt (résultats décevants par rapport à la dimension grandiose qu’on annonçait), comme le disait le Président Chirac, on sort renforcé car cela prouve que cette opposition guinéenne qui veut s’imposer par la force, n’a aucun argument probant à faire prévaloir au peuple de Guinée, à part des amalgames, des fourberies et des discours de haine, face à l’adhésion massive de ce même peuple auprès du Président Alpha Condé. C’est en cela que nous avons parlé, en introduction, de sentiment de réconfort après le sentiment de déception ressenti en 1er lieu. On peut dire qu’heureusement on a Alpha Condé pour conduire la Guinée vers un développement harmonieux, et cette assertion peut être corroborée à partir même de ce réquisitoire ayant fait pschitt sur la Guinée.

Alpha Condé, Président au service de son peuple

Dans l’attendu 12 (point L), il est noté comme suit : «Considérant qu’à partir de 2015, la Guinée a commencé à développer plus rapidement son immense potentiel hydroélectrique, renforçant ainsi l’accès à l’électricité…» ! Mais alors, pourquoi ce potentiel hydroélectrique n’a pas commencé à être développé plus rapidement avant l’arrivée du Président Condé, période où les opposants actuels ont eu à gouverner la Guinée ! La capacité, l’amour de sa Nation, la foi en sa Nation, inhérents au Président Alpha Condé, contrairement à ces autres opposants, mus par leurs intérêts de coteries au détriment de la Nation, font la différence !

Alpha Condé, homme de vérité

Par ailleurs, dans la résolution 13, il est stipulé notamment que «Demande instamment aux Etats Membres de l’UE et en premier lieu à la France, de respecter le droit d’asile et les conventions internationales en la matière… » ! Quand le Président Alpha Condé, homme de vérité, disait que certaines perturbations violentes n’avaient pour but que de favoriser l’obtention de papiers en Occident ! Et voilà que ce réquisitoire lui donne raison : on ne peut qu’être indigné de voir jusqu’où peuvent aller ces opposants, au détriment du peuple qui les rejette, pour satisfaire leurs coteries ! On leur souhaite bon courage avec l’Institution française chargée d’accorder le droit d’asile, car celle-ci sait que la Guinée est un pays démocratique. Autant ça marchait lorsque le Président Condé était dans l’opposition, luttant notamment pour l’avènement de la démocratie dans des conditions où ses droits et ceux de ses partisans étaient bafoués, y compris jusqu’à sa privation de libertés, par ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui dans l’opposition et qui sont couverts par ce réquisitoire du Parlement européen, autant actuellement ça ne marche plus avec la démocratie en Guinée permettant, pour preuve, à tous ces opposants d’évoluer à leur gré.

Alpha Condé, rempart salutaire de nos valeurs culturelles

 Dans l’attendu 9 (point J), il est reproché au Gouvernement guinéen de réprouver les relations homosexuelles ! Et ce reproche est un des éléments du réquisitoire à son encontre ! Tout récemment à Dakar en ce mois de février, le Premier Ministre canadien Justin Trudeau avait interpellé le Président Macky Sall sur ce sujet de l’homosexualité, et le Président sénégalais avait maintenu sa position d’interdiction de l’homosexualité au Sénégal. Il avait déjà maintenu cette même position lors de la visite du Président Obama à Dakar en juin 2013 lorsque ce dernier avait évoqué ce sujet. C’est dire à quel point nos pays aux valeurs culturelles différentes de celles occidentales vont être l’objet d’attaques sur ce sujet. Mais alors, ça montre à quel point cette opposition guinéenne, que ce réquisitoire soutient et qui s’en félicite ouvertement, est prête à aller pour piétiner nos valeurs en offrant un cadre d’épanouissement à l’homosexualité rien que pour bénéficier du soutien étranger dans sa quête du Pouvoir pour ses seuls intérêts de coteries. Heureusement qu’il y a Alpha Condé ! On comprend mieux pourquoi en Europe les partis souverainistes, c’est-à-dire ceux qui rejettent l’Europe, prospèrent. Quand on demande à ces partis pourquoi, en étant contre l’Europe, ils veulent quand même siéger au Parlement européen, ils répondent que c’est pour changer ce Parlement de l’intérieur, pour aboutir à une autre Europe, une Europe des peuples selon eux. Mais alors, ceux qui sont là actuellement ne comprennent pas la voix des peuples ! Est-ce cela qui explique que la mobilisation massive du peuple de Guinée derrière le Président Alpha Condé n’est pas comprise de ce côté du Parlement européen ! On comprend tout.

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