Le président de la transition, colonel Mamadi Doumbouya, a accordé une interview à trois médias guinéens.  Dans cette interview diffusée sur la RTG, ce dimanche soir, le meneur du putsch du 5 septembre dernier, est revenu sur ses motivations.

« Tous les maux qui gangrénaient notre pays et c’est ça qui nous a amenés à prendre nos responsabilités vis-à-vis de toutes les Guinéennes et tous les Guinéens et qui sont bien nos enfants et nos petits enfants qui viendront. La situation sociopolitique de notre pays, ça fait partie du troisième mandat aussi. Donc, je pense que c’est un tout qui nous a amenés à ça. Vous savez tout ce qui s’est passé avant, nous sommes tous des Guinéens ; nous savons les maux qu’on a et donc, en tant que soldat, en tant que fils de ce pays, nous avons décidé le 5 septembre dernier de mettre fin à tous ces maux-là qui nous amènent à s’opposer les uns contre les autres souvent pour des intérêts individuels », s’est justifié, Colonel Doumbouya.

Sur la durée de cette Transition, colonel Mamadi Doumbouya, a laissé entendre, « si on avait le traitement adéquat aux maux qui gangrènent notre pays en deux jours ; nous, nous serons prêts à le faire ».

Par rapport aux relations internationales, le chef de la junte militaire, reste confiant et a indiqué que, « la communauté internationale en général et la CEDEAO en particulier sont nos partenaires pour réussir cette transition. Je reste confiant que cette communauté restera à nos côtés pour le bonheur du peuple de Guinée. (…), nous pensons que la CEDEAO respectera bien le délai que fixera le conseil national de la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel normal dans notre pays ».

En comparant le traitement de la transition guinéenne à celui du Mali par la CEDEAO, il a pensé qu’« il faut toutefois éviter la comparaison ; car, vous savez bien que moi, qu’on ne peut traiter deux maladies avec le même médicament. Il faut vraiment adapter le traitement à chaque pays. Souvent les gens font l’amalgame et souvent on pense que l’Afrique est un pays. Mais je pense que c’est un continent, tous les pays ont leurs spécificités. La Guinée et le Mali sont des peuples frères qui vivent des réalités différentes. Nous restons disposés à travailler avec toute la communauté internationale (…) dans notre pays ».

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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