Thomas Dietrich, activiste-écrivain ; présenté en Guinée comme journaliste, a été expulsé de Conakry, vendredi 6 mars. Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, a justifié l’acte par le fait qu’il a été ‘‘constaté qu’au lieu de se limiter au contenu de son accréditation, l’intéressé s’est livré à des activités incompatibles avec sa mission d’une part et s’est immiscé dans les activités politiques internes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public d’autre part’’.

l »autorisation de la HAC

Mais comment l’activiste qui se définit comme le procureur de la Françafrique a pu recevoir de la Haute autorité de la communication (HAC) une autorisation pour couvrir les législatives et le référendum prévu à l’époque le 1er mars dernier ?  A la HAC, l’autorisation pour un journaliste étranger est assujettie à la présentation de 2 photos, de la copie de la carte de presse, d’une demande manuscrite sur un papier à entête de l’employeur. Alors question : La HAC a-t-elle reçu la copie de la carte de presse M. Dietrich ? notre curiosité n’a pas été satisfaite au sein de l’organe de régulation de la presse. ‘‘La tradition voudrait qu’on donne l’autorisation suite à la demande et à la présentation des photos. Et si on refusait l’autorisation ? qu’est-ce qu’on allait dire ? Je crois qu’il y a des choses qui devraient être réglées en amont. L’Ambassade avant de délivrer le visa est censée savoir ce que la personne vient faire. Nous donnons l’autorisation à la plupart de ceux qui viennent de la France’’, évasif, nous glisse un commissaire de la HAC.

Il est à faire remarquer que l’autorisation signée par la HAC en faveur de M. Dietrich ne fait référence qu’à son passeport. Et non à une carte de presse.

D’ailleurs le média au nom pour lequel l’activiste a bénéficié de l’autorisation, dans une interview, le présente comme un ‘’auteur’’.

Par ailleurs, l’ambassade de Guinée en France ne savait-elle pas que M. Dietrich était fiché s en France ;   qu’il avait été expulsé de plusieurs autres pays, avant de lui donner le visa ? That is the question.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com