Les 157 employés de l’hôtel Sheraton, hors service depuis le 13 décembre 2021, ont manifesté, jeudi 8 septembre 2022, à la rentrée principale du palais Mohamed 5 à l’heure du Conseil des ministres pour dénoncer leur licenciement et demander que justice leur soit rendue.

Ces désormais anciens employés du Sheraton grand, après avoir entonné à plusieurs reprises l’hymne national de la Guinée et attiré l’attention de plusieurs ministre dont Mory Condé de la Décentralisation en partance pour le Conseil des ministres, ont été reçus au Haut commandement de la gendarmerie nationale, par le maitre des lieux, Colonel Balla Samoura.

Au terme de la rencontre, le secrétaire général adjoint de la fédération de l’hôtellerie, tourisme, restauration, Amadou Diallo, est revenu sur la genèse du problème. « L’hôtel Sheraton a envoyé tous les travailleurs en congé technique depuis le mois de janvier dernier. Après l’écoulement du congé technique au mois de juin, ils ont adressé une correspondance le mois de juillet à l’inspection générale du travail pour lui dire qu’ils veulent licencier 157 travailleurs de l’hôtel soi-disant pour faute économique. Et que nous en tant que membres du syndicat, qu’on n’était pas d’accord avec cette procédure. Parce qu’ils avaient dit que les 6 mois de congés c’était pour leur permettre de rénover l’hôtel. Mais à notre fort étonnement la direction était dans une dynamique de se débarrasser du personnel. Pourtant tous les travailleurs ont un contrat de CDI [Contrat à durée indéterminée]. Donc, nous avons rejeté cette proposition. Nos affiliés de Genève sont venus jusqu’à Conakry pour négocier. 400 millions de francs guinéens ont été proposés pour protéger l’emploi des travailleurs, ce que la direction de Sheraton a catégoriquement refusé », a-t-il rappelé.

Selon le secrétaire général adjoint de la fédération de l’hôtellerie, tourisme, restauration, l’implication du haut commandant de la gendarmerie a été bénéfique.

« On était au haut commandement par rapport à notre mobilisation de ce matin devant la présidence pour que les autorités s’impliquent pour qu’on soit rétabli dans nos droits. Donc, nous avons été reçus par le haut commandant de la gendarmerie nationale qui a joint l’inspecteur général du travail pour que l’inspecteur général essaie d’organiser une réunion demain [vendredi 9 septembre] entre les membres de la direction, les représentants des travailleurs et le syndicat pour qu’on essaie de continuer sur la procédure normale », a précisé Amadou Diallo.

Cette séance de travail demandée à l’inspecteur général du travail par le Haut commandant de la gendarmerie, est prévue ce vendredi 9 septembre 2022 à l’inspection générale du travail.

Thierno Abdoul Barry pour guinee7.com