Le secteur 3 du quartier Matoto centre de Conakry a été ce jeudi, le théâtre d’un insolite. Il s’agit d’après les témoignages, d’un braqueur qui se serait donné la mort en voulant fuir.

Sur les lieux, nous avons trouvé cet individu, apparemment jeune, allongé avec un gilet en « forêt sacré » brodé de cauris et de morceaux de miroir.

D’après Lansana Sylla, chef du secteur 3 de Matoto centre, l’individu ne serait pas du quartier.

À en croire Mohamed Ndiaye commissaire principal de police, responsable de la police technique et scientifique, il s’agit d’ « un cas de décès spectaculaire. Vers 10h, nous avons été appelés qu’il y a la découverte d’un cadavre à Matoto kendekaya. À notre arrivée, on a constaté qu’il y a un individu qui est étalé de tout son long qui porte une chemise brodée de cauris. Les riverains nous ont informés que c’est un présumé bandit qui était de passage qui s’est tiré dessus.  En tant que technicien de crimes, nous sommes venus avec la médecine légale; ils ont examiné le corps et ils nous diront après la cause du décès ».

« Je viens d’être d’informé par le chef de section  PTS de Matoto que ce monsieur mort était parti sur la moto avec son ami pour cambrioler une agence de transfert d’argent international.  Après l’opération, ils ont pris la fuite avant d’être poursuivis par la foule. Et lui en jetant l’argent en l’air et pour ne pas être arrêté et lynché il s’est tiré dessus.  Il s’est tiré dessus au niveau du menton », a-t-il par ailleurs révélé.

Alhassane Bangoura, victime, a expliqué le déroulé de l’opération. « Moi j’étais à mon bureau quand ces deux individus sont venus. Ils m’ont dit vouloir transférer la somme d’un million de francs guinéens vers la Côte d’Ivoire. Ils ont sorti l’argent et m’ont dit de compter. J’étais en train de compter et le second individu a sorti une arme de son sac, ils m’ont tenu au respect. Ils ont dit de m’allonger et ils m’ont ligoté. Ensuite, ils ont pris tout l’argent qui était sur ma table plus mon sac, mon téléphone iPhone, ma tablette, un petit téléphone et un ordinateur.  Étant dans cette position, j’ai attendu qu’ils s’embarquent sur leur moto avant de crier au secours ! J’ai crié bandit ! bandit ! et ils ont été poursuivis », a-t-il narré.

Avant de poursuivre : « quelques minutes après, on m’a appelé que l’un d’entre eux s’est donné la mort de venir voir si c’est eux. Je suis venu et effectivement s’était l’un d’entre eux. Mais le second lui, a pu s’échapper avec tout le matériel et une partie de l’argent. »

Il estime la somme d’argent à plus de 50 millions.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com