Face à la presse, ce jeudi, les ouvriers guinéens réunis dans la structure dénommée « Classe Ouvrière de Guinée » (COG), ont lancé un cri d’alarme par rapport à la valorisation de leur entité.

Se disant longtemps mis à l’écart et même « piétiné » par les régimes qui se sont succédé depuis après celui du feu Ahmed Sekou Touré, ces hommes de métier sollicitent désormais, avec l’arrivée des nouvelles autorités, leur contribution dans les prises de décision.

Prenant la parole, Marios Kamano, administrateur de la COG est revenu sur quelques maux dont souffrent souvent les ouvriers en Guinée: « la sous-traitance, l’inexistence de contrats, le manque d’équipements de sécurité, la non prise en charge des malades victimes d’accidents de travail, le mauvais traitement salarial, la non prise en charge par la caisse de sécurité sociale. »

« Nous avons, poursuit-il, entendu l’appel lancé par les nouvelles autorités, de l’inclusion de toutes les couches sociales à la refondation du pays. Alors l’ouvrier ne restera pas en marge. Nous nous sommes dits de nous faire entendre aussi, puisqu’il y a longtemps on a tapé à toutes les portes…. Malgré toutes ces portes battues, on ne nous récompense pas ».

Pour tout dire, « nous voulons être associés à la prise de décision dans le système de refondation de notre pays. C’est pour cela, nous voulons nous faire entendre ».

A préciser que « Classe Ouvrière de Guinée » est une structure qui pour le moment, regroupe 3500 ouvriers, tous les secteurs confondus, évoluant dans les régions de Boké et Conakry. Et le recensement est en cours, disent les responsables.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com