Accusé d’ « injures publiques et menaces de mort », dans l’affaire qui l’oppose à Kadiatou Diallo alias DK, fille de l’ancien président de l’assemblée nationale ; Ousmane Gnelloy Diallo, a comparu devant la cour d’appel de Conakry et a vu son verdict reporté au 28 octobre prochain après avoir présenté des excuses à ceux qu’il a « offensés ».

Dans leurs plaidoiries, les avocats de Gnelloy se sont attelés à démontrer que l’accusation de « menaces de morts » n’est pas du tout fondé. Ils se sont aussi attaqués à la non légalité de Kadiatou Diallo comme partie civile, car elle n’est aucunement citée dans la « vidéo ». Ils ont également fait savoir que la décision rendue en première instance était pleine de « hargne », vu la proximité de leur client avec l’ancien président de la République.

Ils ont demandé au juge sa clémence sur les faits d’injures et de renvoyer leurs clients pour des fins de la poursuite des faits de menaces de mort.

Quant à l’avocat de la partie civile, il a évoqué les captures d’écrans des propos utilisés par le prévenu à l’encontre de Kadiatou Diallo. Il a estimé que la décision du juge Charles Wright est une décision mûre.

À cet effet, il a demandé la confirmation de la décision qui a été rendue par le tribunal de première instance de Dixinn en toutes ses dispositions.

Quant au procureur, il a conseillé au juge de retenir les deux infractions à l’encontre de Ousmane et de confirmer en partie le jugement qui a été rendu. Cependant, il lui a suggéré de lui reconnaître des situations atténuantes en espérant qu’il va se « racheter ».

Enfin, il a estimé que Gnelloy n’a pas sa place en prison normalement, car selon lui, il est jeune. Nous ne sommes pas là pour distribuer des peines. Nous avons besoin d’éduquer dans le but de le voir réintégrer la société.

À la fin de l’audience, le juge a demandé à Gnelloy ce qu’il a à dire. « Je présente mes excuses à ceux que j’ai offensés »,  a-t-il déclaré à la barre.

Le juge a renvoyé le verdict au 28 octobre prochain.

Au sortir de la salle d’audience, les avocats des deux parties se sont dit confiants quant à la suite du procès.

L’avocat de la partie civile, Me Antoine Pepe Lamah, a dit la satisfaction de sa cliente qui attendait depuis longtemps des excuses.

À l’extérieur de ce palais de justice, les pro-Gnelloy avec des t-shirts à son effigie ont scandés des « libérez Gnelloy » !

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com