Face à la presse, mercredi 9 novembre, Aly Touré, procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a expliqué l’état d’avancement de certains dossiers à son niveau.

Du cas de Mamadou Djouldé Diallo, ex directeur général de la SEG… 

« Il y a d’autres procédures qui sont ici notamment la procédure l’affaire de détournement de dernier public au niveau de la SEG reproché contre monsieur Mamadou Djouldé Diallo. Cette affaire a connu plusieurs actes et à l’heure où je vous parle, l’affaire a été communiquée au parquet pour nos réquisitions définitives. Et lorsque les réquisitions définitives vont finir, la chambre d’instruction va prendre une ordonnance soit de renvoi devant la chambre du jugement pour que le jugement puisse commencer, soit en fonction des éléments, entreprendre une autre décision qu’il ne soit pas le renvoi devant la chambre. Mais c’est ce que je puis vous garantir, dans cette affaire bientôt l’audience va commencer ».

Du cas Aboubacar Makhissa Camara, ex directeur général des impôts…

« Il y a également le dossier de Monsieur Aboubacar Makhissa Camara, transmis à l’instruction, l’ex directeur général des impôts qui est actuellement en fuite et on a sollicité qu’il y ait un mandat d’arrêt international qui soit décerné contre l’inculpé. La chambre, puisqu’il y avait exigence procédurale est en train de satisfaire à ses exigences mais est en train (de faire) d’autres actes d’investigation allant dans le sens de saisie immobilière que le parquet spécial a requis devant ses chambres.  Vous savez le procureur ne décide pas, le procureur, il est partie au procès comme toute les autres parties, (…). Nous sommes demandeurs en justice et c’est pourquoi nous avons demandé à la chambre de l’instruction de procéder à la saisie de plusieurs immeubles que nous avons identifiés au nom de M. Aboubacar Marissa Camara, (…) ».

Du cas de Amadou Damaro Camara et de Ibrahima Kourouma… 

« M. Amadou Damaro, ex président de l’Assemblée nationale, a été formellement inculpé et trois autres personnes dans un dossier de blanchiment de capitaux, détournement de derniers publics, enrichissement illicite, corruption et complicité. Cette affaire est en train de suivre son cours normal. Damaro, a été inculpé au même titre que les autres, il a été placé en détention. Évidemment, les avocats ont fait des recours contre les différentes décisions des juges. Ces décisions ont été déférées devant les instances supérieures notamment la chambre spéciale de contrôle de l’instruction et à ce niveau l’ordonnance de placement en détention été confirmée en toute ses dispositions. Donc, M. Amadou Damaro, garde prison et son interrogatoire est en train d’être continué au niveau de la chambre de l’instruction qui a été éclatée en deux sections. Donc, il y a la deuxième section, à l’heure où je vous parle qui est en train de travailler sur ce dossier. Le moment venu, lorsque les actes de communication au parquet vont être entrepris pour les réquisitions finales, ce qui va être fait bientôt d’ailleurs nous allons vous informer également. C’est le même cas que, Ibrahima Kourouma, lui aussi a intenté un recours contre son placement en détention. Ce recours a été rejeté et donc, l’ordonnance le plaçant en détention a été confirmé ».

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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