La cour de répression des Infractions économiques et financières a reçu ce jeudi, la visite du ministre de la justice et des droits de l’Homme, Alphonse Charles Wright jeudi. Au premier rang de ses préoccupations, la nécessité de former son personnel, qui a affiché jusque-là assez d’amateurisme selon plusieurs observateurs.

Face à la presse, le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré, est revenu sur ce qu’il a soumis au ministre. « Les difficultés sont d’ordre procédural. Parce qu’au niveau de la CRIEF spécifiquement, nous faisons de l’enquête financière, qui va être collé difficilement au délai légaux qui sont dans le code de procédure pénale. C’est pourquoi nous plaidons, à ce qu’il y ait une rallonge de délai au niveau du code de procédure; ne serait-ce qu’une refonte dans ce cadre là. »

« Et aussi, poursuit-il, les difficultés liées à la formation du personnel. Nous faisons une matière qui nécessite suffisamment de formation. Heureusement qu’il (le ministre, ndlr) les a prises en compte et s’est engagé à les régler. »

Avant de donner quelques chiffres : « la CRIEF à date a 111 affaires reçues. Sur les 111, 11 ont été réglées définitivement; il y a 85 qui sont pendantes devant les juridictions soit de jugement, soit d’appel. Il y a des dossiers aussi qui ont été classés sans suite. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com