Le secrétaire général de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) Jean-Marie Doré ne s’est toujours pas déterminé quant à sa participation ou pas aux actions de désobéissance civile entreprises par l’opposition, dans son bras de fer avec le pouvoir. Doré dit s’en référer à sa base, afin que celle-ci puisse déterminer la voie à suivre. Même si certains observateurs pensent que l’ancien Premier ministre ne voulant pas s’aliéner le président Alpha Condé, ou se mettre à dos l’opposition, voudrait simplement jouer les funambules dans cette crise qui mine l’échiquier politique.

L’opposition a lancé ce jeudi un appel à ses militants pour qu’ils cessent toute activité en ce jour, dans le cadre d’une opération de « ville morte », qui ouvre la voie aux actions de désobéissance civile que Dalein et ses pairs ont entrepris pour protester contre le non respect des accords signés avec le pouvoir en prélude aux élections à venir. Plusieurs formations politiques participent à cette action. Excepté l’UPG de Jean-Marie Doré, qui selon nos informations ne se serait pas joint au mouvement. Doré, le secrétaire général du parti aurait une position ambigüe dans ce clash entre le pouvoir et l’opposition. Certes il avait juré à Cellou Dalein Diallo de retirer ses députés de l’assemblée nationale, montrant ainsi des signes de solidarité à l’opposition républicaine, quand cette crise a éclaté. Mais, il ne se serait limité qu’à la parole.

Le leader de l’Union pour le progrès de la Guinée,  chercherait en réalité à se rabattre sur sa base. En arguant qu’il revient à celle-ci de choisir la voie à suivre dans ce bras de fer.

Quant on sait un peu comment les partis politiques fonctionnent dans notre pays, avec un véritable déficit démocratique, le leader étant le seul qui  décide, en réalité, de l’avenir de la vie du parti, on se rend compte que l’ancien Premier ministre n’est pas décidé à se joindre au mouvement de protestation contre le pouvoir pour ses excès. C’est du moins l’avis de certains observateurs qui disent que Doré veut jouer les funambules. Ne voulant heurter aucune des parties engagées dans ce différend.

Oumar Daroun Bah (Le Démocrate)