Ce jeudi 10 octobre, s’est tenu dans les locaux de la Maison des jeunes de Ratoma, l’atelier de démarrage de l’élaboration du Plan de développement local (PDL) de ladite commune. Cette rencontre a réuni les représentants du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), les élus locaux, les acteurs de la société civile, les responsables religieux, ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Mandaté par le MATD, afin d’accompagner les processus de décentralisation et de développement local des communes urbaines en Guinée, le gérant du Cabinet de Consulting et de Formation en Ingénierie de Développement local (CCFIDL), Allamaramadji Djeringa, a, dans son intervention, fait savoir que « l’objectif de cet atelier est de sensibiliser l’ensemble des acteurs autour de ce processus, ainsi que de s’accorder sur le contenu de ce plan ».

Selon lui, « une commune ne peut pas mener à bien une politique locale de développement sans respecter les principes programmatiques. Donc, élaborer un plan de développement local, c’est consigner dans un document précis, les priorités en matière d’actions qui sont susceptibles de changer positivement la vie des populations ».

Plus loin, M. Djeringa a également rappelé que « le Plan de développement local, c’est la version locale du PNDES (Plan National de Développement Economique et Social) ; donc c’est de reprendre, mais en tenant compte cette fois-ci des réalités de la commune, toutes les politiques sectorielles consignées dans le PNDES, tout en gardant à l’esprit la prise en compte des thématiques transversales qui sont notamment, la question de l’emploi, de genre, de l’environnement, de disparités régionales, ainsi de suite ».

Après avoir souligné que ce plan permet de planifier toutes les actions de développement dans un tableau de programmation, Aboubacar Sylla, chef de division par intérim à la direction nationale du développement local, a expliqué : « Pour élaborer ce document, le ministère, avec l’appui des partenaires, a élaboré ce qu’on appelle un guide harmonisé de planification. Ce guide décrit les étapes d’élaboration de ce Plan de développement local. Donc le partenaire qui veut appuyer la commune ou une commune qui veut élaborer son Plan de développement local, doit se servir de ce guide harmonisé de planification, qui tient compte de tous les aspects de développement au niveau communal ».

En tant que première autorité locale de la commune de Ratoma, le maire Issa Soumah a d’abord reconnu que la prise en compte des besoins pluriels de près d’un million de personnes résidant dans sa localité, ne peut se faire en dehors d’une politique locale inclusive de développement respectueuse des principes programmatiques. Avant de déclarer : « Les communes en tant qu’entités autonomes dotées de la personnalité juridique et de l’autonomie financière deviennent peu à peu une réalité, malgré les nombreux défis ».

Et d’ajouter : « Une autre phase du processus commence, car la décentralisation n’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen pour assurer le développement économique et social du pays. La responsabilité des communes est donc très grande et la décentralisation ne sera une réussite que si elle induit une dynamique de développement plus participative et plus efficiente ».

À noter que cette rencontre a également connu la présence de SEM Dr. Houssein Dakhlallah, ambassadeur de l’Arabie Saoudite en Guinée, en tant qu’invité.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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