Présent ce vendredi 30 aout, dans la salle Malik Condé, salle de spectacle domiciliée à l’université Koffi Annan de Guinée, pour un meeting du Front national de la défense de la constitution (FNDC), en compagnie de son confrère, Me Salifou Beavogui ; Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, a donné la nature de leur accompagnement, tout en précisant que c’est de façon « bénévole ».

S’exprimant au nom du collectif d’avocats constitué par le FNDC pour, a-t-il précisé, « défendre certaines personnes arrêtées dans le cadre de la lutte contre le 3ème mandat, il a remercié pour l’invitation, avant de déclarer que : « Ceux qui ont pris l’initiative de porter ce projet, je le dis à une occasion, on fait un mauvais calcul. Dans un premier temps, ils ont peut-être imaginé, que ce combat serait un combat entre la mouvance et le principal parti de l’opposition. Je crois qu’ils sont surpris aujourd’hui de constater que c’est toute la Guinée dans sa diversité, qui est vent debout contre ce projet. »

Par rapport à leur accompagnement, il a expliqué que : « Nous autres avocats, nous avons estimé que comme il s’agit d’un combat citoyen, indépendamment à notre appartenance à un parti politique ; l’aide, le concours, l’assistance que nous pouvons apporter au FNDC, c’est de défendre les personnes qui ont été arrêtées et qui vont être arrêtées dans le cadre de ce combat. Très souvent, il y a une question qui revient, comment est-ce que le FNDC est financé ? il y a quelques semaines ou quelques jours, deux membres du FNDC ont été interpellés et conduits devant un service de police judiciaire. La question qui revenait souvent, c’est comment est-ce que le FNDC est financé. Tous ce que je peux vous dire, nous avocats, nous intervenons de façon bénévole, parce que nous savons que nous sommes des citoyens guinéens. A mon avis, le FNDC n’a pas besoin de déployer beaucoup de moyens. Il lui suffit simplement de convaincre avec des arguments tirés de la constitution, de convaincre avec des arguments tirés de la législation guinéenne. Ceux qui ont besoin d’autres moyens pour convaincre, des moyens financiers énormes, ils sont ailleurs. Donc nous, on a besoin d’idées, de convictions, de femmes et d’hommes de conviction. Pour terminer, je vais en appeler à l’unité de toutes les composantes du FNDC. Si le FNDC a pu tenir jusqu’à maintenant, c’est parce qu’on n’a pas pu manipuler, diviser le FNDC. Cette unité d’action doit demeurer. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com