Absent lors de la marche de 02 août dernier, Aboubacar Sylla, président de l’Union des forces du changement (UFC), a répondu présent à l’appel de ses pairs de l’opposition dite républicaine, à participer à la marche de ce 20 septembre 2017.

Dans son intervention, le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, après avoir remercié les manifestants pour leur mobilisation, est revenu sur l’objectif de la marche. « Nous vous avons appelés à manifester aujourd’hui et à observer une journée ville morte demain, pour deux raisons : la première raison, nous voulons que l’accord politique soit appliqué et la deuxième raison de notre marche, c’est pour changer la gouvernance qui est exercée dans ce pays. Ce régime a déjà montré ses limites. Manifestons pour que ça change, si ça ne change pas, demandons son départ. »

Quant à Dembo Sylla, vice-président l’UDG de Mamadou Sylla soutien qu’une fois de plus les citoyens ont montrés qu’ils  avec l’opposition républicaine. Les gens nous demandent pourquoi nous marchons, le gouvernement dit pourquoi nous marchons. Ça veut dire qu’ils ne sont pas avec le peuple de Guinée, parce que la réalité aujourd’hui au sein du peuple de Guinée, c’est la misère et la pauvreté. Ce gouvernement n’aime pas le peuple de Guinée, alors que nous aujourd’hui, nous sommes contents de vous, nous sommes fières du peuple de Guinée. »

Et de promettre : « Debout maintenant, jusqu’à la satisfaction de nos revendications, sinon nous ne nous assiérons plus jamais. Le rouleau compresseur que vous êtes va aller jusqu’à Sékoutouréyah pour y mettre El hadj Cellou Dalein Diallo. »

En ce qui concerne la situation de Boké, l’Honorable Dembo Sylla de l’Union pour la démocratie de Guinée (UDG) affirme : « Les quatre députés de Boké, on s’était réunis pour prévenir ce que ce passait à Boké. Mais Alpha Condé a dit “non”, il dit qu’on ne doit pas s’en mêler, que Boké c’est sa propriété, ça lui appartient. Alors, il a refusé qu’on s’asseye avec le Libanais qui s’occupe des mines de Boké. Mais, je veux vous dire, c’est qu’il y a des conventions là-bas qui sont des escroqueries ; la bonne gouvernance va revenir sur les conventions-là. On informe et on avertit tous les miniers qui sont à Boké, si les populations de cette région n’ont pas d’énergie, d’eau potable, de bonnes routes, nous allons arrêter tout ça, jusqu’à ce que le gouvernement nous montre des engagements, à travers lesquels nous allons mettre les populations de Boké dans de meilleures conditions. »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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