Ce mardi 30 août lors du lancement des ateliers thématiques concernant le développement du secteur minier responsable, le ministre des Mines et de la Géologie, M. Abdoulaye Magassouba, a indiqué qu’il consiste à amener l’ensemble des acteurs évoluant dans le secteur minier autour d’une table afin de partager une vision pour son développement.

Durant des jours, un comité composé d’une équipe de consultants, d’une équipe de personnes ressources ainsi qu’un groupe de supervision pour la validation technique du sondage, évoqueront dans un atelier thématique les principaux obstacles qui entravent le bon déroulement de l’activité minière afin de définir de manière consensuelle la marche à suivre en vue de bien mener le développement du secteur minier en Guinée.

Diverses difficultés qu’on rencontre dans le secteur minier, d’après le ministre des Mines et de la Géologie, naissent à cause du manque de communication qui entraine une certaine incompréhension entre les différents acteurs internationaux et nationaux.

«Nous passons à une phase pratique de processus devant mener à la table ronde. Les différents groupes thématiques constitués autour des différents sujets critiques vont permettre à travers le dialogue de pouvoir cristalliser une vision commune pour le développement du secteur minier en Guinée. Surtout cela permettra à l’administration publique de pouvoir mieux formuler les politiques aux bénéfices de chacune des parties prenantes. Cependant, on souhaiterait qu’au sortir de ce dialogue qu’on puisse se doter d’une plateforme efficace et d’un plan d’action pertinent pour nous permettre de résoudre les incompréhensions auxquelles nous faisons face dans le secteur minier », lance-t-il.

Par ailleurs, souligne-t-il, «le secteur minier permet à l’Etat de pouvoir jouer son rôle d’amélioration de conditions de vie des populations. Et également permet à la société civile de jouer pleinement son rôle. Puis aux sociétés minières de pouvoir réaliser leurs investissements dans un cadre propice permettant aux différentes communautés de jouir des bénéfices émanant des activités minières».

«La guinée est bénie avec sa qualité de sa bauxite qui est introuvable ailleurs», a déclaré Mme Stéphanie, représente de la Société Financière International avant d’expliquer : «Parce que 25% des réserves mondiale de bauxite sont situées en Guinée. Les mines représentent un important potentiel pour la transformation du pays. Elles doivent être le moteur économique capable de générer les recettes indispensables pour le développement local et régional.»

Un comité mènera également une enquête en proposant un dispositif de collecte et d’analyse de données. Puis, les résultats obtenus de l’enquête alimenteront les travaux de la dernière série d’atelier.

M. Abdoul Wahab Diaby, rapporteur de ce comité, précise que «l’enquête sera menée auprès d’un échantillon de différents acteurs afin de recueillir leurs perceptions et attentes concernant la création de la valeur du secteur minier et leurs perspectives dans les dix prochaines années. Ainsi que les dimensions de la valeur qu’ils considèrent comme prioritaire pour la Guinée. Ils devront aussi formuler les attentes vis-à-vis de chacune des parties prenantes et dire le rôle qu’ils estiment avoir joué sur les dimensions jugées prioritaires».

Pour sa part Mme N’Daw Corinne, représentante du PNUD, indique que «l’enquête consiste également à présenter les modalités et le chronogramme par le PNUD à la Guinée pour la conduite de la bonne gestion de ses ressources minières. Cela y va d’ailleurs dans la perspective de la table ronde nationale».

Enfin, pour le facilitateur de la table ronde, Aboubacar Traoré, «la tenue d’un tel événement consiste essentiellement à l’atteinte des objectifs tout en s’assurant que toutes les parties prenantes joueront leur rôle conformément aux termes de référence de la table ronde ».

Ismael Sylla Pour Guinee7.com

 

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