La sous-préfecture de Donghol Touma, dans Pita, regorge de plusieurs sites touristiques. Pour valoriser ces sites, les jeunes de ladite localité ont organisé une visite de ces endroits, ce samedi 3 août 2019.

Tôt ce matin, les personnes qui sont venues assister aux assises de la sous-préfecture ont visité les champs agricoles de la localité. Dans ces champs, plusieurs cultures sont pratiquées, entre autres : le maïs, l’arachide, le fonio, le riz, le manioc. Après celà, les visiteurs se sont rendus dans certains sites touristiques de Donghol Touma. Première étape, le site de Woupirdai Worbè ; à ce niveau, c’est une magnifique chute d’eau qui tombe sur la roche. D’un côté, des champs sont visibles et de l’autre, c’est la forêt qui embellit l’endroit.

Ensuite, le groupe s’est rendu à Douki ; là, c’est une falaise très haute. Selon les explications du guide, cette falaise à perte de vue est la limite entre les sous-préfectures de Donghol Touma et de Maci. En bas de la falaise coule le fleuve Kokoulo. Poursuivant leurs visites, ils se sont rendus à Tonti-Bonodji. Contrairement aux autres sites, Tonti-Bonodji est un endroit embelli par les roches et la forêt. Dans les temps anciens, ce site était un lieu où on trouvait des hyènes.

Pour terminer l’excursion, les randonneurs ont visité la case de l’explorateur Olivier de Sanderval. « Ce lieu représente une chose très importante pour nous, puisque c’est le premier a jeter les pas de la colonisation. Il a séjourné ici pendant sept ans ; cela, vraiment, nous reste dans la mémoire », a laissé entendre, Ibrahima 2 Bah, professeur et natif de Donghol Touma.

« Il (Olivier de Sanderval) avait coupé des bambous qu’il a mis au bas de la colline, il a jonctionné jusqu’à cette case, et l’eau arrivait à domicile par gravitation. Il était là au XIXème siècle. Donc, l’année 1880, il était là, parce que c’est à partir de là qu’il a jeté les bases de la colonisation », a-t-il expliqué, Ibrahima 2 Bah, avant de préciser que la marmite qui se trouve dans la case appartenait à l’aventurier français. « C’est elle qu’il utilisait pour des fins personnelles. 130 après, elle est en vie. Elle est en bonne état, parce qu’elle a été bien conservée ».  

Amadou Tidiane Bah

Amadou Tidiane Bah, un des jeunes ressortissants de Donghol Touma, qui ont initié les assises en cours dans la sous-préfecture, explique : « L’idée, c’est non seulement de valoriser ces sites, mais aussi permettre à nos guides touristiques de pouvoir mettre en place un mécanisme d’activités génératrices de revenus par rapport à qui se passe ici. Aujourd’hui, les gens viennent parfois dans les sites sans passer par les autorités, pendant que ça appartient à nous. Donc, pendant ces assises, il y aura une autre vue par le ministère du Tourisme, pour qu’on puisse mettre en valeur ces sites ».

Toutes les personnes qui ont fait la visite ont été unanimes sur la beauté de ces sites touristiques.

Bhoye Barry envoyé spécial de guinee7.com

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