La fédération guinéenne de Basket-ball traverse une crise sans précédent au haut sommet depuis plusieurs mois. Cette crise oppose deux groupes des membres statutaires de cette instance du Basket-ball guinéen. Le premier clan est celui du “président“ M. Sakoba Keita qui dirige l’institution depuis 2011, et le second clan est celui du vice-président, Amara Babila Keita.

Mercredi dernier, le clan du vice-présent a organisé une conférence de presse à Conakry pour dire non seulement qu’il ne reconnait pas le congrès qui a été organisé par le clan de Sakoba Keita mais aussi, annoncer son propre congrès pour le 14 mars prochain.

Le groupe de Babila Keita estime que le bureau sortant n’est plus légitime parce que depuis 2011, il gère la fédération, malgré les textes.

“A la base déjà, cette fédération sortante n’a pas le droit d’organiser un congrès dans la mesure où son mandat est expiré depuis le 30 novembre 2019. S’il n’y a pas de suite, nous organisons notre assemblée générale élective et en ce moment, en République de Guinée, il y aura deux fédérations. On verra bien laquelle des fédérations sera dotée des pouvoirs pour exercer les activités de basket en République de Guinée. Ce sont les dispositions que nous avons prises au sein de notre groupement et nous sommes en train de continuer à travailler. Dans peu de temps, nous allons organiser notre assemblée générale élective’’, a expliqué Ousmane Sylla, membre statutaire de la fédération.

Sur cette crise qui mine la fédération, ces “frondeurs“ accusent le ministre des sports, Bantama Sow, d’avoir reçu des instructions pour soutenir Sakoba Keita. ‘‘J’ai dit que la vie associative est différente de la vie politique. C’est pour dire que notre milieu est apolitique.  L’une des raisons qui fait que le ministre Bantama Sow a ordonné cette fédération de continuer à mener ses activités, parce qu’il y a eu des pressions extérieures sur lui de la part du président sortant monsieur Sakoba Kéita, Il a une sœur qui est ministre de la République. Donc, il n’y plus de vérités dans notre milieu. Elles sont piétinées et la priorité actuellement, c’est le mensonge. Un président qui a fini ses mandats, il refuse de quitter. Et il a dit dans ce milieu que tant que le président de la République est à la tête de la République de Guinée, qu’il est aussi à la tête de cette fédération », renchérit, Ousmane Sylla.  

Dès la naissance de cette crise les “frondeurs“ disent qu’ils ne sont pas restés indifférents. « On a attiré à tout moment l’attention des autorités des sports guinéennes et il n’y a pas eu de réaction. Il y a eu réaction que lorsque nous avons saisi la fédération internationale de basketball et tout de suite, il y a eu la réaction. Parce que cette fédération ne peut pas agir pour la cause d’une fédération nationale sans se référer à la FIBA Afrique. Elle a dépêché une mission à Conakry pour voir ce qui se passe réellement au sein de cette fédération. Il y a eu des rencontres entre ces émissaires et les cadres du ministère des sports mais, à l’issue de ces rencontres ; qu’est ce qui s’est passé ? LA FIBA Afrique a laissé la latitude aux autorités sportives guinéennes de gérer cette situation et remonter les informations après », a fait savoir Ousmane Sylla.

Par ailleurs, les hommes du vice-président accusent Sakoba Keita d’une mauvaise gestion qui est caractérisée par une violation flagrantes des statuts qui régissent la fédération. « De toutes les façons, nous ne reconnaitrons plus cette fédération. Ses deux mandats sont expirés et elle doit aller », tranche M. Sylla.    

Sur une liste de 33 membres du camp de Sakoba, les “frondeurs“ ne reconnaissent que « 11 membres statutaires qui sont à jour ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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