Une équipe de MSF (archives)

Médecins sans frontières (MSF) a décidé d’interrompre ses activités dans le sud de la Guinée, après que ses installations eurent subi une attaque vendredi, dans la localité de Macenta, par des manifestants en colère, qui l’accusent ‘d’avoir importé le virus d’Ebola dans la région pour des fins inavouées’, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Cet incident a conduit à la destruction d’une partie du centre d’isolement des malades atteints de la fièvre Ebola. Il a fallu une intervention des forces de sécurité pour calmer les ardeurs des manifestants.

MSF craint que son personnel ne soit la cible de violence de la part des populations de cette préfecture de la Guinée forestière, épicentre de cette fièvre mortelle, qui a fait à ce jour 86 victimes sur 137 cas notifiés.

Un des cadres de l’hôpital de la région de Macenta a déclaré à Xinhua que des négociations ont été ouvertes avec MSF, en vue de faire revenir l’ONG sur sa décision.

Le gouvernement guinéen a exprimé ses regrets sur cet incident et promis de prendre toutes les dispositions utiles pour traduire les fauteurs de trouble devant la justice.

Les autorités guinéennes ont tenu à rappeler que l’apport de MSF et de toutes les structures internationales qui appuient la Guinée dans ”la lutte contre la pandémie est inestimable et a permis à ce jour de circonscrire la maladie”.

Le gouvernement guinéen est conscient que sans ces partenaires, la maladie va empirer, souhaitant que MSF poursuivent ses actions dans les zones touchées par l’épidémie, où elle a ouvert des centres d’isolement pour les malades.

Xinhua

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