La réouverture de Friguia tend vers la réalité. Les Friaka remarquent des signes annonciateurs de bonnes nouvelles : des experts russes qui avaient quitté les lieux depuis quatre ans, commencent à y revenir. Cette semaine, une ‘‘importante délégation russe’’ est annoncée dans la ville de l’alumine. L’espoir renaît. On se rappelle que le président Alpha Condé a promulgué, le 10 juin, la loi portant sur l’Annexe 12 de la Convention de concession minière pour la production de bauxite et d’alumine de DIAN-DIAN entre la République de Guinée et la société RUSKY ALUMINE. Cette loi adoptée par l’Assemblée nationale, le 30 mai dernier, permet la réhabilitation, la  relance de l’usine d’alumine de Friguia à compter du 10 janvier 2017 ainsi que l’extension ultérieure de sa capacité de production.

Moins de deux semaines après la promulgation de cette loi, le 22 juin dernier, EGA (Emirates Global Aluminium) annonce qu’elle a reçu l’approbation finale de son Conseil d’Administration pour lancer la première phase de l’exploitation de sa mine qui sera gérée par sa filiale, Guinea Alumina Corporation S.A («GAC»). Le projet produira initialement 12 millions de tonnes par an de bauxite en Guinée, où la société détient une concession sur plus d’un milliard de tonnes de bauxite.

Le mardi 28 juin, M. Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines, signe avec M. Christian Rampa Luhembwe, senior vice-président en charge du développement durable zone Afrique continentale de Anglo Gold Ashanti (SAG), la convention de base ‘‘révisée et consolidée’’ de la SAG. La signature permet une rallonge du projet avec à la clé 400 millions de dollars d’investissements et un revenu moyen pour l’Etat guinéen estimé à 30 millions de dollars par an.

En un mot ou en mille, les mines guinéennes sortent peu à peu de leur torpeur après des années d’incertitudes causées par la baisse des prix des matières premières, des hésitations et le manque de leadership de l’Etat guinéen, mais aussi la maladie à virus Ebola.

Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines, par ailleurs, le plus jeune du gouvernement (veinard ? compétent ?) est en tout cas au centre de cette relance qu’il réussit depuis seulement six mois, pendant que ses prédécesseurs nous faisaient tourner en bourrique.

Il ne lui reste plus qu’à réussir à faire avancer le projet Simandou de Rio Tinto et celui de Kalia de Bellzone pour mettre la cerise sur nos mines, pardon sur le gâteau.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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