Quelqu’un, je ne sais plus c’est qui, définissait avec humour la politique comme étant une ‘‘lutte d’intérêts déguisée en débat de grands principes ; conduite d’affaires publiques pour un avantage privé’’. Mamadou Sylla qu’on pense être analphabète ne semble pas rigoler avec cette idée. Lui qui, sans trop s’emmerder, s’est tapé sur la liste du RPG trois députés, veut placer la barre du haut du perchoir. En demandant carrément une vice-présidence de l’Assemblée. Sinon il entre  en dissidence avec son parti chaperon, le RPG.

Les conseillers politiques du leader de l’UDG jouent bien leur rôle. C‘est le moins qu’on puisse dire. Cependant ont-ils tenu compte de tous les paramètres ?

En effet le richissime homme de Dixinn Bora n’est pas des plus saints de la République. Dans son ascension vertigineuse, à l’époque de Lansana Conté, il lui est arrivé de faire ou de faire faire des choses pas très catholiques encore moins musulmanes. Si fait que certains l’accusent de s’être illicitement enrichi. Ceux-là pensaient alors que le patron des ‘‘Futur’’ cherchait juste un bunker parlementaire pour se mettre à l’abri de toute éventuelle poursuite. Ils en ont sûrement pris pour leur naïveté.

Car Mamadou Sylla veut plus. Le seul hic pour lui, est d’avoir osé affronter la majorité dont il est issu sans tenir compte du fait que si cette majorité le lâchait, il lui serait difficile de garder une immunité parlementaire au cas où…Car Qu’on se le tienne pour dit, que Mamadou Sylla accompagne ou non le candidat du RPG au perchoir, celui-ci sera élu. La mouvance présidentielle a suffisamment d’alliés pour jouer ce rôle. Les conseillers de Mamadou Sylla ont-ils eu conscience? Pas très évident. D’où, à notre avis, leur erreur de casting.

Ibrahima S. Traoré

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