La mort du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Salif Kébé, des suites du Covid 19 a remis au gout du jour la crise politique qui sévit dans le pays.

Si Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG, montre sa sagesse en estimant sur son compte Twitter, que ‘‘la mort éteint tous les conflits sur terre’’.

Un bon nombre de partisans de l’opposition croient par contre en la sanction divine contre un homme qui, dans leur entendement, a aidé le président Condé à organiser les législatives et le référendum sur la base d’un fichier électoral contesté.

Et dans une pulsion déshumanisante, ils trouvent en cette pandémie un allié politique contre un gouvernement qu’ils n’ont pu combattre par la voie démocratique. Le Covid19 qui s’est attaqué à au moins quatre membres du gouvernement est applaudi, encensé. Et pourtant près de 500 Guinéens dont des journalistes en souffrent. Une soixantaine est guérie et trois en sont malheureusement morts. Et les spécialistes sont loin d’être optimistes quant à la maitrise rapide du virus maudit en Guinée. Faut-il rappeler que le Coronavirus n’a ni un camp encore moins un parti politique ? Il loge tout le monde à la même enseigne.

Le comble, est qu’un soi-disant journaliste qui affiche son amitié avec le leader de l’UFDG sur la place publique, s’est, depuis Paris, spécialisé dans la création d’ ‘‘informations urgentes’’ sur les personnalités publiques contaminées au Covid 19. Et fait grimper sa cote de popularité toutes les fois qu’il a balancé ses pétards le plus souvent mouillés.

La Guinée, pays composé essentiellement de Musulmans et de Chrétiens, perd-elle les vertus cardinales ?

En tout cas suite à des commentaires faits sur la disparition de Me Salif Kébé sur les réseaux sociaux,  ‘‘Je n’ai jamais cru que le cynisme pouvait amener à cracher sur un mort, déplore le journaliste Wasko Keita sur sa page Facebook avant d’implorer la grâce divine : ‘‘Dieu ait pitié de nous.’’

Par Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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