Ce lundi 2 novembre 2020, le personnel soignant impliqué dans la lutte contre le coronavirus, a organisé un sit-in à la rentrée de l’hôpital national Donka. Le personnel réclame le payement des primes promises par le gouvernement guinéen. Sur les pancartes des manifestants, on pouvait lire: « Nous voulons nos primes exceptionnelles » ; « Nous avons risqué nos vies en sauvant d’autres » ; « Si vous ne nous aviez pas promis, nous n’aurions jamais le courage de revendiquer. Alors, s’il vous plaît, honorez vos engagements » ; « Je réclame mes droits ».

Kaba Keita, leur porte-parole, a déclaré, dans la foulée, que : « Nous réclamons ; c’est une réclamation légitime. Nous sommes là ce matin pour donner un signal fort à l’État guinéen, l’ANSS, au personnel soignant tout entier de la République de Guinée. Nous voulons leur dire tout simplement que nous voulons nos primes exceptionnelles promises par ce gouvernement à la date du 23 juin. Une promesse qui n’a pas été tenue à date (…) », a-t-il laissé entendre. 

Poursuivent, M. Keita soutient que le collectif ne compte pas baisser les bras. Si rien n’est fait, sous peu de temps, ils vont utiliser d’autres moyens pour se faire entendre. « Nous voulons ces primes exceptionnelles ; c’est pourquoi nous avons envoyé un préavis de grève à l’ANSS, au ministère de la Santé et à la Primature. A partir du 13 novembre prochain, nous irons en grève illimitée », a-t-il prévenu, tout en précisant que son groupe reste ouvert au dialogue. 

A la fin du sit-in, Kaba Keita a demandé à ses amis de rentrer dans l’enceinte de l’hôpital pour reprendre le service. Quant aux responsables du mouvement, « nous avons été appelés à la Primature, nous irons voir le Premier ministre, nous allons ouvrir aujourd’hui les négociations. Nous sommes prêts à les écouter… Le collectif est ouvert à toute négociation mais dans un cadre légal, dans un cadre de non intimidation, dans un cadre de non licenciement », a-t-il fait savoir, tout en rassurant ses collègues qu’ils seront mis au courant de l’évolution des négociations. 

Un peu plutôt, le médecin Colonel Rémy Lama, ministre de la Santé, avait effectué un déplacement sur le terrain pour demander aux manifestants de surseoir à leur sit-in et d’attendre le dialogue qui va débuter dans les heures qui vont suivre. Malheureusement, cet appel n’a pas été entendu.

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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