La Guinée connaît cette année, un déficit de pluviométrie malgré les 72 heures de pluies tombées sans cesse sur Conakry, et qui a enregistré 1200mm soient 12.000 tonnes d’eau, ont constaté les spécialistes.

Selon le Service National de la Météorologie (SNM), du 1er janvier au 31 juillet 2014, Conakry, la zone la plus pluvieuse du pays, n’a enregistré que 1200mm d’eau contre 1100mm pour le seul mois de juillet, une quantité inférieure à la  normale.

‘’Nous avons un déficit de 30% cette année par rapport aux années passées. La quantité a été précoce  en début de saison et après, il y a eu arrêt. Cela est provoqué par les effets du changement climatique’’,  a précisé le Directeur National de la Météorologie (DNM), Dr  Mamadou Lamine Bah, à l’AGP.

Le DNM a fait savoir, que cette rareté des pluies a négativement joué  sur les cultures,  notamment avec l’apparition des insectes ravageurs (chenilles) dans les champs à l’intérieur du pays.

‘’Le déficit est énorme, le seul mois de juillet a l’habitude d’enregistrer 1100mm et cette année nous n’avons eu seulement que 756mm, ce qui est anormal’’, précise t-il.

Dr  Mamadou Lamine Baha indiqué, que les zones les plus déficitaires sont le long de la côte, tandis que d’autres  ont dépassé la quantité habituelle. Ajoutant que le changement climatique a, alors, perturbé en quantité et en répartition de la pluviométrie cette saison en Guinée. Les régions de Conakry (Basse-Guinée et Kérouané (Haute-Guinée)  ont connu un taux élevé de la précipitation. Par contre, la préfecture de Koundara (Moyenne-Guinée) est la plus affectée du pays où le calendrier agricole a même faussé.

Seule précaution prise par le SNM pour limiter les dégâts du changement climatique,  a été de former les agriculteurs à l’utilisation des données météorologiques. Déjà 700 paysans ont bénéficié de cette formation.
AGP