13 ans après les évènements de janvier et février 2007, les victimes attendent toujours que justice soit rendue. Pour certains acteurs de la société civile, vu que les 10 ans sont écoulés, les faits sont déjà prescrits.

Ce lundi 27 janvier 2020, à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à la maison de la presse à Kipé, le président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CG-CPI), Me Hamidou Barry, a déclaré que les victimes peuvent garder toujours espoir car les crimes ne sont pas prescrits.

“Nous nous avons introduit le 18 mai 2012 une plainte avec constitution de partie civile, donc cette action suspend la prescription. Donc, il n’y a plus de prescription et nous allons veiller d’ici 2022 nous allons poser un acte devant le même juge d’instruction pour que les délais de 10 ans commencent à courir encore, donc nous suivons très bien il n’y a de prescription”, a expliqué Me Hamidou Barry, président de la CG-CPI.

“Qu’est-ce que nous avons fait d’abord pour les évènements de janvier et février 2007 ? C’est que le 18 mai 2012, la FIDH et l’OGDH, nous avons introduit une plainte avec constitution de partie civile devant le tribunal de première instance de Dixinn. Et les victimes ont bien été auditionnées, des dizaines de victimes ont répondu devant le juge d’instruction mais malheureusement jusqu’à présent il n’y a eu aucune inculpation. Donc, le plan de procédure c’est ce qu’on a fait”, a précisé Me Hamidou Barry.

“Et je vous rassure, dans les jours et mois qui arrivent de cette année, nous allons saisir la cour de la CEDEAO pour ces victimes parce qu’on a dépassé largement le délai raisonnable pour que cette affaire soit examinée devant le juge d’instruction. Je crois bientôt sept ans jusqu’à présent ça n’a pas bougé, donc, on a la latitude, la faculté, la cour de la communauté de la CEDEAO contre cette fois ci l’État guinéen pour qu’on examine cette affaire, (…)”, a annoncé Me Barry.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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