Selon une source généralement bien informée, la nuit d’hier, du camp Samoreya (abritant une unité d’élite de l’armée guinéenne), des militaires ont pris des armes et des véhicules pour aller libérer d’autres militaires emprisonnés à la maison d’arrêt de la ville des agrumes. Ces militaires qui avaient entretemps tué le colonel Mamady Condé, commandant du Bataillon  spécial des commandos en attente de Samoreya, auraient réussi à faire libérer les prisonniers. Notre source nous précise tout de même que tous les prisonniers libérés ont été repris et certains assaillants arrêtés. « D’autres, recherchés, courent encore », nous précise notre source.  

Dans un communiqué envoyé à la presse, le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Mohamed Diané, rappelle que « dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 octobre 2020, des hommes armés ont ouvert le feu dans l’enceinte du Camp militaire de Samoreyah à Kindia blessant mortellement le colonel Mamady Condé, commandant du Bataillon spécial des commandos en attente de Somoreyah-BSCA. Les Forces de défense ont immédiatement réagi pour sécuriser le camp et ses environs. La situation est sous contrôle à Kindia. Des enquêtes sont ouvertes et les ratissages se poursuivent ».

Par ailleurs, selon notre source citée haut, les forces de sécurité sont sur les traces d’un important lot d’armes qui viendrait de la Guinée Bissau.

Le moins qu’on puisse dire est que le pays est sur le qui-vive à 48 heures de la présidentielle.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.