Information guinee7.com. Rio Tinto (46% de Simfer) voudrait passer la gestion du projet  Simandou Sud à Chinalco (41,3% de Simfer). Selon nos sources, le gouvernement guinéen (7,5% de Simfer) a été mis au courant de la volonté de Rio Tinto et a décidé de s’impliquer pour que l’entreprise anglo-australienne n’exagère pas dans ses offres qu’elle voudrait faire aux Chinois.

Cette démarche signifie que le gouvernement guinéen n’est pas contre cet éventuel « deal » d’autant plus qu’il sait qu’avec les Chinois aux manettes, le projet sortira du « gel » de Rio Tinto et ira plus rapidement vers son opérationnalisation.

Il y a cependant à craindre que les Chinois ne respectent pas le « contenu local » du projet : soutenir le développement à long terme de l’emploi local et des relations d’affaires durables en Guinée. Assurer donc que les travailleurs locaux, les fournisseurs, les entrepreneurs et les communautés participent de plus en plus et bénéficient des activités du projet au fil du temps.

La grande marque du projet Simandou sud qui valait 20 milliards de dollars à la signature de l’accord en 2014, c’est de valoriser le « contenu local » qui, normalement doit créer environ 10 mille emplois. Les concessions fiscales devraient être compensées par  ce volet.

Or c’est de notoriété publique : le développement des projets dirigés par des Chinois se fait avec les employés chinois en surnombre mais aussi la sous-traitance chinoise.

C’est dire que le gouvernement guinéen est dans une position délicate : faire avancer le projet en acceptant que les Chinois soient à la commande ; mais aussi négocier avec ceux-ci pour qu’ils respectent le « contenu local » contre leur tradition en matière de business.

Pour le gouvernement, ce n’est pas une sinécure que de réussir ce pari. C’est le moins qu’on puisse dire.

Pour rappel, Simfer détient le Simandou Sud, un projet de développement de classe mondiale d’extraction de minerai de fer et d’infrastructures situé en Guinée.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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