74 agents, soit 65% du personnel de la société minière Bellzone ont été mis en chômage technique, à partir de ce 15 juin, selon une source proche de l’entreprise anglo-australienne.

Ses activités au ralenti suite à la baisse du prix du fer et à l’épidémie d’ébola, la junior continuait tout de même à payer l’intégralité de son personnel guinéen, ce, depuis trois ans.

La mise en chômage technique des travailleurs, n’est-ce pas un signe avant-coureur de la fermeture d’une entreprise qui, pourtant, a proposé un avenant au gouvernement guinéen pour l’exploitation d’un gisement de latérite nickélifère -découvert sur sa concession de Kalia-, de 80 millions de tonnes et sa transformation métallurgique pour produire du ferronickel, un métal entrant dans la fabrication des aciers inoxydables ?

Un deal qui pourrait apporter gros à l’économie guinéenne, rassure ses promoteurs.

Bellzone qui va en Conseil d’Administration le 30 juin prochain à Singapour, est actuellement dans des difficultés de n’avoir pas de réponse de la part du gouvernement guinéen quant à la signature de son avenant.

Comme l’entreprise n’aura pas le support du gouvernement  –l’avenant-, au Conseil d’Administration, elle ne pourra donc pas mobiliser les fonds nécessaires au développement de son projet. Et in fine, mettra la clé sous la porte.

Pour tout dire, les travailleurs des entreprises minières passent des moments difficiles en Guinée ; après l’annonce de licenciement de 600 travailleurs par Rio Tinto, voici Bellzone qui met en chômage partiel 74 travailleurs.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com