Des échanges avec les partenaires pour la mise en œuvre des projets du Fonds des nations unies pour la consolidation de la paix (PBF) se sont ouverts, mardi 4 mai, dans un réceptif hôtelier de la place. Depuis 2007, le PBF intervient en Guinée. Pour l’année 2021, il finance huit projets actifs sur le terrain. 

Durant les deux jours d’ateliers, selon les organisateurs, il sera question d’informer et échanger sur les instances de gouvernance des projets PBF et les procédures PBF; orienter les participants sur le canevas de rapportage du PBF et l’élaboration des TDRs d’évaluation finale selon les critères améliorés des Comités d’Aide au Développement et Organisation de Coopération et de Développement Économique ; orienter les participants sur la stratégie de communication du PBF: comment améliorer la visibilité du PBF dans la mise en œuvre de ses projets ? Et mettre en synergie les différents projets PBF.

Ibrahima Barry, coordonnateur du Secrétariat du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies en Guinée a déclaré: « Nous avions constaté en particulier des déficits dont les processus de rapportage des projets sont présentés généralement par les agences et les ministères qui sont impliqués. Il y a également un déficit au niveau de la communication en termes de visibilité du Fonds de Consolidation lui-même dans les différentes actions qui sont réalisées ici et là. Il y a également un déficit au niveau de l’appropriation nationale par les acteurs de terrain. Ce qui fait que nous avons estimé qu’il était important que les agences, les ONGs, les ministères qui se déploient dans ces activités, pour qu’ont puisse se réunir, tirer les enseignements et voir quelles sont les solutions appropriées qu’on peut apporter en vue de mieux outiller les équipes qui sont déployées sur le terrain pour permettre d’atteindre les résultats escomptés dans chacun des projets proposés par les agences et les ministères soutenus par le Fonds de Consolidation de la Paix. »

De son côté, Cynthia Petrigh, conseillère à la paix et au développement au Système des Nations Unies en Guinée soutient que depuis l’arrivée du PBF en Guinée, « c’est 180 millions de dollars qui sont investis sur la Guinée dont 10 millions pour les projets en cours. On est loin des montants consentis pour les missions de maintien de la paix dans les pays voisins ; mais, la Guinée est un pays en paix, un pays qui a des ressources, qui a des capacités, qui a une culture de la paix. Donc, les projets de PBF sont des fonds catalytiques qui doivent permettre de donner un coup de pouce pour que la partie nationale puisse s’approprier et continuer ses programmes », a-t-elle souligné. 

La Guinée pas éligible, parce que en paix

Par rapport au bilan du projet, elle a fait savoir: « le bilan de la consolidation de la paix en Guinée, c’est toute l’histoire de l’accompagnement de la démocratisation de la Guinée : avec les plans prioritaires, avec les réformes du secteur de la sécurité, du dialogue, les projets de réconciliation nationale, les Nations-Unies et le fonds de consolidation de la paix ont accompagné tout le passage à la démocratie de la Guinée. D’ailleurs, à partir de l’année prochaine, la Guinée ne sera plus éligible puisque la Guinée est en paix. Donc, tout l’intérêt aujourd’hui est de faire un bilan et de savoir si vraiment tous les objectifs ont été atteints. Mais, les Nations-Unies et le fonds de consolidation de la paix ont accompagné, ces efforts fantastiques, c’est une histoire qui mérite d’être écrite. Tout le passage à la démocratisation, à la consolidation de la gouvernance et les institutions de la Guinée démocratique ».

Laho Bangoura

Cette cérémonie d’ouverture a été présidée par Laho Bangoura, conseiller du premier ministre chargé de la diplomatie et des relations internationales, en même temps coordinateur du pouls des conseillers points focaux PBF à la primature. Dans son intervention, il a rappelé qu’au mois de juin dernier, « le premier ministre et le coordonnateur du système des Nations unies en Guinée ont convenu la nécessité d’apporter des réformes dans la gouvernance du PBF pour assurer une meilleure coordination gouvernementale, pour favoriser une implication plus soutenue de toute les structures de l’État qui sont concernées mais aussi pour favoriser une meilleure appropriation des projets par les communautés bénéficiaires ciblées ». 

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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