Les forces sociales issues des organisations de la société civile guinéenne, ont tenu une conférence de presse, mercredi 16 janvier 2019, à la Maison de la presse de Coléah, dans le cadre de leur marche de la colère prévue pour le 22 janvier, mais aussi pour attirer l’attention sur les menaces de mort dont ils font l’objet.

Pour mieux organiser leur “marche de la colère” du 22 janvier prochain, les Forces sociales de Guinée ont tout d’abord adressé une lettre d’information aux communes de Matam et de Dixinn, pour une réponse des autorités locales par rapport aux mesures et dispositions sécuritaires à prendre pour encadrer la marche. Elles ont aussi soulevé des questions sociopolitiques touchant au pays et abordé la question des menaces de mort pesant sur les membres de leur organisation, récemment dénoncé sur les réseaux sociaux par un certain ‘‘Mo Soumah’’, qui accuse ouvertement dans cette vidéo le gouvernement guinéen de vouloir leur mort.

D’ailleurs, Sékou Koundouno, président de la cellule Balai citoyen, rassure qu’aucune menace ne les fera détourner de leur objectif : « Cette vidéo qui a été faite par un Guinéen qui n’est pas à présenter, les Forces sociales prennent acte de cette vidéo. Nous rassurons le peuple souverain de Guinée, qu’aucune menace, aucune intimidation, aucune instrumentalisation ne passera. Nous sommes des rangers préparés, formés à se battre pour la souveraineté du peuple ».

Parlant de leur “marche de la colère” qui se veut de dénoncer tous les maux dont souffre la Guinée, Oumar Sylla dit ‘‘Foniké Manguè’’ donne des précisions : « Je veux lancer un appel à l’endroit de la population guinéenne, pour qu’elle se mobilise pour ce 22 janvier, pour qu’ensemble, nous fassions fléchir le gouvernement guinéen, pour qu’ensemble, nous fassions fléchir ce système qui continue de rendre le pauvre impuissant et muet. Ce système où très souvent la loi est décidée par les hors-la-loi. Ce système où le pays est pris en otage par un groupe de gangsters. Donc, ce système qui continue de dire à ces pauvres de serrer les ceintures, pendant que eux, ils mènent une vie de pacha cyniquement ostentatoire. En ce sens, le combat que les Forces sociales de Guinée mènent, c’est pour libérer cette population. C’est améliorer la condition de vie de cette population. Donc, le 22 janvier, que chacun se bouge dans son petit quartier, dans son petit secteur, pour que nous suivions l’itinéraire indiqué ».

Pour le moment, l’itinéraire à suivre ne sera dévoilé que le matin de la marche, pour éviter toute dispersion par les forces de l’ordre.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com