Idrissa Sampiring

Le bras  de fer entre Samba Camara et certains leaders de Labé qui demandent son départ de la tête de la Maison régionale des jeunes de Labé, prend de nouvelles tournures. Accusé d’être du côté de Samba,  Sampiring Diallo, journaliste, membre de la société civile locale, porte plainte. Il revient sur cette affaire dans l’interview qui suit.

Guinee7.com : vous êtes accusé d’être un soutien de Samba Camara…

Idrissa Sampiring : Effectivement, le mercredi   les jeunes signataires de la pétition contre Samba Camara ont rencontré  le directeur préfectoral de la jeunesse, au cours de cette rencontre l’un des portes paroles du nom de Fadjiliou a dit au DPJ que Sampiring, le journaliste a été mandaté  par le gouverneur de région  pour descendre dans les quartiers recruter des jeunes en vue de soutenir Samba Camara.

Comme Dieu sait faire les choses, au moment ou il s’adressait au DPJ, un ami a moi l’a enregistré et lorsque j’ai écouté  les éléments sonores. Jai attendu ce vendredi pour entrer en contact avec ce jeune qui s’appelle Fadjaliou dit  Faza juste pour savoir s’il  l’a dit par euphorie mais apparemment il est convaincu de ce qu’il dit, il me rassure  que mes actes se font devant témoins.

Je lui ai alors proposé  qu’on fasse recours au tribunal pour nous départager. Donc j’aimerais que la vérité jaillisse autours de cette question, quand cela sera fait, j’expliquerai  aux citoyens de Labé que je ne suis pas un clandestin, si j’ai besoin de soutenir Alpha Condé, je le ferai de façon ouverte, comme je l’ai toujours fait, c’est vrai j’ai des amitiés politiques je me cache de rien. Ce qui reste clair, personne ne peut m’intimider à Labé. J’ai toujours dit ce que j’ai envie de dire  même contre l’avis de la majorité. Je l’ai toujours dis de façon  ouverte, c’est pas dans des salons, soit dans un article de presse ou une émission radio c’est à la portée de tout le monde. Mes prises de position par rapport aux questions qui intéressent Labé sont connues.

La plainte que vous avez déposée est de quel genre ?

La plainte que j’ai déposée c’est pour menace et diffamation, si vous écoutez l’élément sonore, c’est comme si les signataires de la pétition sont prêts à organiser une répression contre ma personne. Parce qu’ils sont convaincus que leur informateur n’a pas menti, donc ils vont agir avec conviction.

Vous n’êtes pas le seul jeune de Labé, selon vous, pourquoi c’est vous qu’on accuse d’être un soutien de Samba Camara ?

Je suis certain d’une chose, je n’ai jamais rencontré  un jeune autour de cette question, je n’ai fais qu’exploiter  des informations pour la presse. On dit aujourd’hui que je ressemble à un espion contre l’UFDG, je suis bien un espion par ma profession mais mon espionnage c’est au profit de mes lecteurs, je cherche l’information que je mets à la disposition du grand public.

Nous avons apprécié objectivement les différents camps en conflits, nous écoutons Samba sur les ondes, nous écoutons aussi les adversaires de Samba. Nous avons salué la détermination de Samba parce que quand vous l’écoutez, vous sentez la conviction dans ses propos, mais il n a jamais été question de mon implication personnelle pour aider Samba a mobiliser des jeunes, d’ailleurs moi je n’ai jamais appartenu a une Association de jeunesse dans ma vie. Mais j’ai appartenu à des associations de développement, en tant que journaliste si on m’invite à me prononcer sur les aspects, j’évoque des principes.

C’est connu de tout le monde, j’ai fais une émission ou j’ai expliqué  que le directeur de la Maison des jeunes, selon les textes, est un commis de l’Etat, nommé  par le ministre de la Jeunesse et Emploi jeunes. Donc il n’est pas concerné par le  mouvement associatif, c’est le comité directeur au niveau de la Maison des jeunes qui gère une Maison des jeunes, ce n’est pas le directeur de la Maison.

                                                   Propos recueillis par Alpha Ousmane Bah depuis Labé

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