Une grève dite d’avertissement de 48 heures déclenchée pour les lundi, 09 et mardi, 10 mars 2015 par la Confédération Syndicale Autonome des Travailleurs et Retraités de Guinée (COSATREG), Organisation Nationale des Syndicats Libres de Guinée (ONSLG) et Confédération Générale des Forces Ouvrière de Guinée (CGFOG) a été peu suivie en ce début de semaine dans la ville de Conakry où administration publique et secteur privé ont relativement connu l’atmosphère habituelle. Pourtant, des citoyens de la capitale soutiennent dans leur écrasante majorité ces leaders syndicaux qui réclament notamment une nouvelle réduction du prix du carburant à la pompe.

Le parfait amour n’a t-il jamais existé entre les différentes parties ou la méfiance a joué en défaveur des syndicalistes? La question est d’autant très importante qu’elle nécessite une forte réflexion pour les commanditaires du débrayage. Contrairement à ce qui avait été annoncé, les populations de la capitale se sont occupées à leur train train quotidien malgré l’appel à la mobilisation lancée par trois  centrales syndicales réunies en « unité d’action ». En dépit des assurances et autres discours séducteurs,  Yamoussa Touré et sa suite n’ont pas pu avoir grand-chose à se mettre sous la dent.

Aliou SOW, L’Indépendant partenaire de guinee7.com