Vendredi dernier, le ministre Tibou Kamara, négociateur du président Condé, a rencontré Aboubacar Soumah et compagnie. Selon nos informations, les négociations n’ont pas abouti à des résultats permettant une sortie de crise rapide. Les syndicalistes dissidents du SLECG ne voudraient pas arrêter leur mouvement sans rien avoir du gouvernement en qui, ils n’auraient plus confiance.

Par ailleurs Soumah ne demanderait plus les 8 millions de GNF pour tous les enseignants. Il se rend compte que ceci est surréaliste. Il voudrait cependant que les 40% d’augmentation de salaire promis par tranches par le gouvernement soient entièrement payés dès maintenant.

Pour rappel, selon l’accord avec les centrales syndicales légales, c’est en fin février-c ’est-à-dire, maintenant-, que le gouvernement doit payer les 10% des 40% promis.   Selon nos informations, ces 10% sont payés, il ne reste donc plus que 30%.

Soumah voudrait par ailleurs que cette augmentation de 40% ait un effet rétroactif. Pour qu’elle aide à valoriser la pension de certains enseignants retraités.

La grève a duré. Soumah et ses hommes ne veulent s’en sortir les mains vides. Et le gouvernement qui avait déjà calé un programme d’augmentation des 40% avec les centrales syndicales légales ne dispose pas d’une grande marge de négociation ; il ne compte que sur la « bonne foi » et le « patriotisme » des grévistes.

Mais ce discours ne semble plus passer. La crise de confiance est passée par là. Pour le moment Soumah et ses hommes se sentent forts, ils défient et le gouvernement et leurs centrales syndicales avec lesquelles ils ont aussi des rapports difficiles. Eléments qui ne facilitent pas la tâche à Tibou Kamara, le négociateur.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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