Ces jours-ci ne ressemblent pas à un long fleuve tranquille pour celui que certains appellent affectueusement le « baobab ». C’est le moins qu’on puisse dire à propos d’Antonio Souaré. C’est de lui qu’il s’agit en effet.

Lui qui, selon une source proche du dossier, par un acte notarié, avait signifié à la Lonagui avoir cédé Guinée Games, à un certain Mamadou Cissoko -pour certainement garder ses privilèges dans le football-, s’est vu obliger de se mettre en première ligne quand la Lonagui a décidé de ne pas renouveler la licence de la société de jeux. Nos amis ivoiriens disent que « quand tu vois poisson sortir de l’eau, c’est qu’en bas c’est chaud ».

Le Baobab, selon nos informations, a rencontré le chef de l’Etat et Aminata Sylla, directrice de la Lonagui sans réussir à reprendre sa grosse machine à sous. En désespoir de cause, Guinée Games a écrit au premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana pour solliciter un « dialogue ». Le PM en réponse, a invité, mercredi dernier, Guinée Games, à accéder à la demande de la Lonagui en fournissant des « informations et documents », avant tout « propos de dialogue ».

C’est en réalité l’accès à la fameuse plateforme dont nous avons parlé dans un précédent article. Mais pourquoi Guinée Games rechigne à ouvrir ses « entrailles » à la Lonagui ? Il semble que ça y sent le roussi. Et l’odeur pourrait faire tomber n’importe quel baobab.

Pendant que cette affaire n’a pas livré tous ses secrets, un audit commandité par la FIFA pointe, selon certaines indiscrétions, à la Fédération guinéenne de football. Les connaisseurs de ce genre de choses estiment que cela annonce généralement un Comité de normalisation (CONOR). Pour Antonio Souaré cet audit par ces temps qui courent sont inopportuns. Les soupçons d’une gestion pas catholique encore moins musulmane seraient le déclencheur de cet audit qui pourrait aboutir à de lourdes sanctions.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com